Je crois habiter le roman, c'est en fait le roman qui m'habite.

À lire aussi de Tiphaine Samoyault

La littérature ne parle pas du monde, mais d'abord d'elle-même, mettant en évidence l'hétérogénéité fondamentale du réel et du texte.
Le roman est le monde de l'excès, l'excès est le domaine du roman. Ce lieu si libre, si incontrôlé qu'il fut longtemps méprisé pour son absence de règles, est une forme accueillante, mais elle accueille sans contrôle, son autorité est celle, instable, de sa liberté. Le roman excède la forme.
Quelque chose dans la fiction n'est pas dans la vie. Quelque chose dans la fiction rend la vie impossible.
Prendre le risque de faire qu'une partie de la littérature me soit un territoire réservé et secret et qu'elle devienne ainsi d'autant plus essentielle.
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