J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
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Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes.
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À lire aussi de Robert Desnos
Timonières, comètes violette et rouge, timonières du bateau fantôme où guidez-vous votre cargaison de putains et de squelettes dont le superbe accouplement apporte aux régions que vous traversez le réconfort de l'amour éternel ?
La Seine charriait des nappes grumeleuses qui s'arrêtaient aux piles des ponts et se dissolvaient en firmaments.
La reproduction est le propre de l'espèce, mais l'amour est le propre de l'individu.
Je respire, je regarde, je n'arrive pas à assigner à mes réflexions un champ clos. Elles s'obstinent à tracer des sillons entrecroisés. Comment voulez-vous que le blé, préoccupation principale des gens que je méprise, puisse y germer.
Dans la même œuvre
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes - En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit. - Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. - Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit.
Amants tuberculeux, ayez des avantages phtisiques.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Dans la nuit il y a toi sans doute que je ne connais pas, que je connais au contraire. Mais qui, présente dans mes rêves t'obstines à s'y laisser deviner sans y paraître.