J'irais presque jusqu'à dire que cette même chose, se connaître soi-même, est tempérance, d'accord en cela avec l'auteur de l'inscription de Delphes. Je m'imagine que cette inscription a été placée au fronton comme un salut du dieu aux arrivants, au lieu du salut ordinaire « réjouis-toi », comme si cette dernière formule n'était pas bonne et qu'on dût s'exhorter les uns les autres, non pas à se réjouir, mais à être sages. C'est ainsi que le dieu s'adresse à ceux qui entrent dans son temple, en des termes différents de ceux des hommes, et c'est ce que pensait, je crois, l'auteur de l'inscription à tout homme qui entre il dit en réalité : « Sois tempéré. » Mais il le dit, comme un devin, d'une façon un peu énigmatique ; car « Connais-toi toi-même » et « Sois tempéré », c'est la même chose, au dire de l'inscription et au mien. Mais on peut s'y tromper : c'est le cas, je crois, de ceux qui ont fait graver les inscriptions postérieures : « Rien de trop » et « Cautionner, c'est se ruiner. »

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L'homme et la femme ont donc tous deux besoin des mêmes qualités, s'ils doivent devenir des êtres bons: la justice et la tempérance.
La justice, affirmons-nous, est un attribut de l'individu, mais aussi de la cité entière.
Des dieux, je ne sais pas ni s'ils sont ni s'ils ne sont pas.
Pour tout ce que tu pourras supposer, il faut examiner les conséquences qui en résultent pour l'objet lui-même et pour l'une quelconque des autres choses qu'il te plaira de lui comparer.
Mon caractère est ainsi fait que je ne me rends jamais qu'à la raison.
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