On est jugé, toute l'année, toute l'année, toute l'année, sans répit. C'est pour ça que les actrices fragiles se font tout refaire. Elles finissent par complexer. D'ailleurs, ça a marché sur moi. On m'a tellement dit que j'étais trop grosse qu'à un moment donné, j'ai maigri. Heureusement, j'ai une solidité terrienne, mais ça peut abîmer des actrices. Elles sont tellement dans la peur de ne pas plaire…
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J'ai regardé le Festival de Cannes. Toutes ces comédiennes qui tournent sur elles-mêmes pour montrer leurs belles robes, ce que c'est bête ! On m'a demandé d'y aller, j'ai dit : « Ah non ! C'est le festival des connes. » Ça fait rêver les gens ? Oui, les beaufs qui sont là-bas, derrière les barrières. D'ailleurs, on ne retransmet rien à la télé. Deux minutes au journal pour annoncer : « La palme est attribuée à Djoundjingdjong », que personne connaît.
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Je dis souvent que je suis « attachiante ». En fait, je suis de moins en moins « attachiante » et de plus en plus attachante. Le « i » disparaît doucement.
Être l'homme de ma vie, ça veut dire que je me suffis à moi-même. Dans le film Tout pour plaire, j'avais une réplique que j'aimais bien : « Le jour où j'ai réussi à construire ma bibliothèque Ikea, je me suis demandé pourquoi Dieu avait créé deux sexes. » C'est vrai, non ?
Je suis vraie. C'est pour ça que l'on m'aime ou que l'on me déteste. Je ne m'interdis pas ce que les autres s'interdisent. Au fond, je n'en ai rien à secouer de ce qu'on pense de moi. On peut ne pas m'aimer et me le dire.
La mort, c'est particulier chez moi. Je n'arrive pas à me dire que c'est possible. J'ai toujours envie d'ouvrir le cercueil et de crier : « Allez, debout, on arrête ces conneries ! » Comment fait-on pour supporter cette idée-là ?…
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