Les plaisirs imprévus sont les plus agréables; ils ne sont pas précédés d'une espérance, que dément presque toujours la réalité.
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Il y a une grande différence entre savoir beaucoup et savoir bien: l'un est plus rare que l'autre: pour savoir beaucoup, il ne faut que du travail et de la mémoire; pour bien savoir, il faut de la justesse et du goût. On ne cherche pour l'ordinaire un confident, que pour avoir un approbateur.
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On vend ou l'on prête ses bienfaits, dès qu'on ne s'en trouve pas payé par le seul plaisir de bien faire.
On n'évite pas toujours la calomnie; mais on la détruit en ne la méritant pas.
L'expérience qui ne s'acquiert que par des fautes, est un maître qui coûte trop cher.
Il faut un peu d'art pour se faire aimer; l'amitié seule n'inspire pas toujours l'amitié.
Dans la même œuvre
Un souverain ne saurait rien faire de plus utile, que d'inspirer à sa nation une grande idée d'elle-même. Il faut qu'un peuple s'attache à la patrie, même par orgueil.
Un héros n'est fait que pour subjuguer et détruire. Un roi ne doit s'étudier qu'à rendre ses sujets bons et heureux. Il faut nécessairement des ennemis à l'un pour se faire un nom; l'autre n'a besoin pour sa gloire que d'être aimé de ses peuples.
On devrait ne compter le temps que par les époques des bonnes actions et le reste pour n'avoir pas vécu.
La parole de Dieu prouve la vérité de la religion, la corruption de l'homme; sa nécessité, la politique, ses avantages.
L'expérience n'est pas toujours une aussi bonne maîtresse qu'on le pense: on manque des projets,et l'on n'en devient pas plus habile : la raison a besoin de l'expérience, mais l'expérience est inutile sans la raison.