Dans les temps de crises politiques, on n'a que des opinions; les vertus ne comptent pas.
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Il y a un égoïsme national; ce qui est vice chez un individu, peut-il être vertu chez un peuple?
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À lire aussi de Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn
D'une confidence à une indiscrétion, il n'y a que la distance de l'oreille à la bouche.
On soulage la misère d'une nation, et l'on oublie celle d'un obscur indigent, parce que la gratitude d'un peuple fait plus de bruit et d'honneur que le Dieu vous bénisse d'un pauvre.
Il est quelque chose d'infiniment plus difficile que de faire de beaux vers, c'est de les vendre; aussi la rime des poètes est-elle toujours plus riche qu'eux.
Le sage, oublieux des injures, se souvient des bienfaits. Sa mémoire est un crible qui laisse s'échapper le mauvais et qui retient le bon.
Dans la même œuvre
La saveur des pensées détachées dépend d'une expression concise: ce sont des grains de sucre ou de sel qu'il faut savoir fondre dans une goutte d'eau.
Les bons magistrats vivent pour servir leur pays; les mauvais le servent pour vivre.
On aime la vertu comme on hait le vice, sans qu'il y paraisse.
Le souvenir d'une mère est l'écrin contenant les plus purs joyaux de la mémoire du vieillard.
Entre les lions avocats qui gagnent les mauvaises causes, et les mauvais qui perdent les bonnes, la justice est entre deux chaises, son ... droit par terre.