Il y a quelque chose de triste au fond de la plaisanterie fondée sur la connaissance des hommes: la gaieté vraiment inoffensive est celle qui appartient seulement à l'imagination.

À lire aussi de Madame de Staël

Les Français pensent et vivent dans les autres, au moins sous le rapport de l'amour-propre: et l'on sent, dans la plupart de leurs ouvrages, que leur principal but n'est pas l'objet qu'ils traitent, mais l'effet qu'ils produisent.
Les Français ne sont tout-puissants qu'en masse, et leurs hommes de génie eux-mêmes prennent toujours leur point d'appui dans les opinions reçues quand ils veulent s'élancer au delà.
En apprenant la prosodie d'une langue, on entre plus intimement dans l'esprit de la nation qui la parle que par quelque genre d'étude que ce puisse être.
Les deux amants, malgré leurs pères, malgré le sort, malgré tout, excepté leurs coeurs, s'aiment, se cherchent et se retrouvent dans la vie et dans la mort.
Qui veut être heureux et développer son génie, doit, avant tout, bien choisir l'atmosphère dont il s'entoure immédiatement.
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Dans la même œuvre

La gloire elle-même ne saurait être, pour une femme, qu'un deuil éclatant du bonheur.
On dirait que l'âme des justes donne, comme les fleurs, plus de parfums vers le soir.
Tout comprendre rend très indulgent.
Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées; elles aiment à se persuader que le monde n'a fait que perdre, au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes.
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent et sentir profondément inspire une grande bonté.