Il y a des moments dans lesquels l’homme, même brave, ou ne l’est pas ou ne veut pas l’être. Casanova Giacomo Giovanni Girolamo

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Il y a des moments dans lesquels l’ homme, même brave, ou ne l’ est pas ou ne veut pas l’ être.
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Giacomo Giovanni Girolamo Casanova

2 réponses à “Il y a des moments dans lesquels l’homme, même brave, ou ne l’est pas ou ne veut pas l’être. Casanova Giacomo Giovanni Girolamo”

  1. dicocitations

    Un soldat aborde Casanova pour le mettre aux arrêts.] J’abhorrais l’éclat, et la honte de la publicité. J’aurais pu résister, et on ne m’aurait pas arrêté, car les soldats étaient désarmés, et une pareille façon d’arrêter quelqu’un n’est pas permise à Venise. Mais je n’y ai pas pensé. Le sequere Deum s’en mêla. Je ne me sentais aucune répugnance à y aller. Outre cela il y a des moments dans lesquels l’homme même brave, ou ne l’est pas ou ne veut pas l’être.

    * sequere Deum : littéralement “suis le Dieu” (au sens de “suis le Destin, abandonne-toi au sort s’il ne te répugne pas absolument”) ; antique précepte adopté par les Stoïciens.

    *
    Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, éd. Robert Laffont, 1993, t. I, vol. 1, chap. VI, p. 114

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  2. dicocitations

    1. Il vivrait peut-être encore s’il eût le courage du renard ; il avait celui du lion. Dans un officier c’est un défaut, dans un soldat c’est une vertu.
    2.Ô vous qui méprisez la vie, dites-moi si la méprisant vous croyez de vous en rendre plus dignes.

    * (fr) O. Neilan, le brave O. Neilan a péri quelques années après à la bataille de Prague. Tel qu’il était, cet homme devait périr victime de Vénus ou de Mars. Il vivrait peut-être encore s’il eût le courage du renard ; il avait celui du lion. Dans un officier c’est un défaut, dans un soldat c’est une vertu. Ceux qui bravent le danger le connaissant peuvent être dignes d’éloge ; mais ceux qui ne le connaissent pas c’est un miracle s’ils y échappent. Il faut cependant respecter ces grands guerriers, car leur courage indomptable dérive d’une grandeur d’âme et d’une vertu qui les mettent au-dessus des mortels. Toutes les fois que je pense au prince Charles de Ligne je verse des larmes. Son courage était celui d’Achille ; mais Achille savait d’être invulnérable. Il vivrait encore si pendant le combat il eût pu se souvenir d’être mortel. […] Le prince de Waldeck aussi à cause de son intrépidité perdit le bras gauche ; on m’a dit qu’il se console, la perte d’un bras ne pouvant pas l’empêcher de commander une armée. Ô vous qui méprisez la vie, dites-moi si la méprisant vous croyez de vous en rendre plus dignes.

    * O. Neilan : O’Neilan, mort en 1757. Charles de Ligne : fils du protecteur de Casanova, Charles-Joseph de Ligne (qui eut la primeur de ces Mémoires). Sur être digne de la vie : cf. citation du t. I, vol. 1, Préface, p. 9↑.

    *
    Histoire de ma vie, Giacomo Casanova, éd. Robert Laffont, 1993, t. I, vol. 2, chap. X, p. 449-450

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