Il y a des jours qui sont plus longs que les autres, parce qu'on a faim.

À lire aussi de J. M. G. Le Clézio

Il y a les jours qui ne sont pas comme les autres, les jours de fête, et c'est un peu pour ces jours-là qu'on vit, qu'on attend, qu'on espère.
Lalla va s'asseoir dans le sable, au bord de la mer, là où Naman le pêcheur a allumé son grand feu de branches pour chauffer la poix, pour calfater son bateau.
Plus rien n'était vrai. ... Tout était mensonger, pareil aux histoires qu'on raconte aux enfants pour voir leurs yeux briller.
Ensuite il allume le feu avec son briquet à amadou en faisant bien attention à mettre la flamme du côté où il n'y a pas de vent.
Mais on s'habitue, hein, il n'y a rien à quoi on s'habitue mieux que la guerre.
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Dans la même œuvre

Seuls le cheikh et ses fils ... sont restés dans l'enceinte du tombeau, tandis que les hommes nobles venaient leur donner acte d'allégeance.
Le bruit doux du jet d'eau de l'arroseur public.
Il y a des sources d'eau minuscules entre les roches, et de grands puits cachés dans les avens où l'eau froide attend.
Quand il commence à pleuvoir, au milieu de l'été, l'eau ruisselle sur les toits de tôle et de papier goudronné, elle fait sa chanson douce dans les grands bidons, sous les gouttières.
Tout de suite, il découvrit l'assemblée des hommes ... Ils étaient assis par terre, par groupes de cinq ou six autour des braseros où les grandes bouilloires de cuivre contenaient l'eau pour le thé vert.