Il vaut mieux ne pas voir que de voir sans aimer.

À lire aussi de Gustave Thibon

N'oublions pas que ce n'est pas le nombre et la longueur de ses branches, mais la profondeur et la santé de ses racines qui font la vigueur d'un arbre.
La façon la plus radicale de s'abandonner au mal est de refuser d'en prendre conscience.
L'espérance n'es pas un état d'âme, c'est une vertu. Elle se nourrit de son contraire, comme le vrai courage de la peur dominée.
Marcher est un acte harmonieux où chaque partie du corps a sa part: on marche avec tout son être, mais on ne tombe que d'un côté.
Le mythe des «lendemains qui chantent» attire les foules comme la lampe les papillons. L'avenir étant muet, rien n'est plus facile que de lui faire chanter la chanson qu'on veut: aucun risque de démenti dans l'immédiat...
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Dans la même œuvre

L'ami vrai, ce n'est pas celui qui sait se pencher avec pitié sur notre souffrance, c'est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur.
Tout bonheur qui n'enfante pas un devoir amoindrit ou corrompt.
Je n'aime pas que toi. Mais j'aime toute chose en toi et je t'aime en toute chose. Tu n'es pas l'être qui usurpe et voile pour moi le monde, tu es le lien qui m'unit au monde. L'amour intégral exclut l'amour exclusif: je t'aime trop pour n'aimer que toi.
La terre deviendrait vite inhabitable si chacun cessait de faire par politesse ce qu'il est incapable de faire par amour. Inversement, le monde serait presque parfait si chacun arrivait à faire par amour tout ce qu'il fait par politesse.
Celui qui marche dans la douleur ne marche jamais en pays plat.