Il s'avisa qu'il était soldat depuis deux ans et demi et qu'il n'avait jamais tiré un coup de feu contre l'ennemi. Quelle sorte de guerre était-ce qui permettait une telle absurdité ?

À lire aussi de William Boyd

Parfois, l'ostentation est le meilleur des déguisements.
La Réalité est neutre, ainsi qu'il l'avait expliqué - « émaciée » était un mot qu'il avait employé à plusieurs reprises pour la décrire. Ce monde, non perçu par nos sens, demeure là-bas comme un squelette, appauvri et sans passion. Quand nous ouvrons nos yeux, quand nous sentons, entendons, touchons et goûtons, nous ajoutons de la chair à ces os selon notre nature et la manière dont notre imagination fonctionne. Ainsi l'individu transforme « le monde » - l'esprit d'une personne tisse sa propre et éclatante couverture sur une réalité neutre. Ce monde que nous créons est une « fiction », il est à nous seul, il est unique et non partageable.
A mesure que nous avançons dans l’avenir, le paradoxe deviendra plus clair – clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C’est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne.
Il lui fallait voir l'océan: il avait, il le sentait, besoin par-dessus tout de ce large horizon, il avait besoin du bruit des vagues. Il savait que ça le calmerait.
Pourquoi parler aux saints quand vous pouvez vous adresser à Dieu lui-même ?
Toutes les citations de William Boyd →

Dans la même œuvre

Quelle vie ! La beauté du paysage, le succès de leur entreprise ne pouvaient en aucun cas compenser l'ennui de leur train-train quotidien.
Bientôt le soleil levant cueillit de ses rayons le sommet neigeux du Kilimandjaro qui surgit, majestueux, au-dessus de ses sombres contreforts. Ils traversèrent la plaine sous l'immensité d'un ciel serein, avec seul le petit crachotement du moteur pour briser le silence, en direction de la magnifique montagne dont le soleil approchait doucement.
Tout homme avait besoin de simples réconforts dans sa vie intime.
Plus tard, à mesure qu’elle apprenait à connaître mieux l’ennemi, ou qu’il devenait plus excentrique et sénile, sa personnalité longtemps réprimée s’était de plus en plus imposée. Elle portait les vêtements les moins appropriés qui fussent, s’intéressait à des sujets qui, les premières années de son mariage, auraient été immédiatement bannis, et s’abandonnait subrepticement à ce qui était sa plus grande faiblesse : son goût du moderne.
On devient très sanguinaire par les temps qui courent, et l’on voudrait que tout le peuple allemand soit anéanti, avec seulement quelques individus épargnés, sur le modèle Sodome et Gomorrhe.