Il pleut. Le monde pleure à nos pieds, en prévision de ce qu'on est sur le point d'accomplir.

À lire aussi de Tahereh Mafi

Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur , se liquéfient en gouttes de miel tiède qui apaisent mes bleus à l'âme.
Les nouveaux citoyens de notre monde seront réduits à l'état de numéros qu'on pourra facilement remplacer, facilement supprimer, facilement détruire pour désobéissance.
J'ai passé ma vie coincée entre les pages des bouquins. En l'absence de relations humaines, j'ai noué des liens avec des personnages de papier. J'ai connu l'amour et la perte de l'être aimé au fil de petites histoires entremêlées dans la grande, j'ai vécu l'adolescence par association d'idées.
La solitude est une compagne cruelle, maudite. Parfois, elle ne veut simplement pas vous abandonner.
Les jours les plus sombres, on doit chercher un coin de clarté ; les jours les plus froids, on doit chercher un coin de chaleur ; les jours les plus lugubres, on doit laisser ses yeux s'émerveiller, et les jours les plus tristes, on doit garder les yeux ouverts pour laisser les larmes couler. Puis les laisser sécher. Leur donner l'occasion de dissiper la douleur pour y voir clair et y croire encore.
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Dans la même œuvre

J'ai un coeur, dit la science, mais je suis un monstre, dit la société.
La solitude est une compagne cruelle, maudite. Parfois, elle ne veut simplement pas vous abandonner.
La solitude est une vieille amie debout à votre côté dans le miroir ; elle vous regarde droit dans les yeux, vous met au défi de mener votre vie sans elle. Vous ne pouvez pas trouver les mots pour lutter contre vous même, lutter contre les mots qui hurlent que vous n'êtes pas à la hauteur, que vous ne le serez jamais vraiment, jamais vraiment.
La solitude est une compagne cruelle, maudite. Parfois, elle ne veut simplement pas vous abandonner.
La solitude est une chose bien étrange. Elle vous envahit, tout doucement et sans faire de bruit, s'assoit à vos côtés dans le noir, vous caresse les cheveux pendant votre sommeil. Elle s'enroule autour de vous, vous serre si fort que vous pouvez à peine respirer, que vous n'entendez presque plus la pulsation du sang dans vos veines, tandis qu'elle file sur votre peau et effleure de ses lèvres le fin duvet de votre nuque. Elle s'installe dans votre coeur, s'allonge près de vous la nuit, dévore comme une sangsue la lumière dans le moindre recoin.