Ce que nous voyons est le moins essentiel - nous vivons sur la foi d'autrui.
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Il faut aujourd'hui plus de conditions pour faire un sage, qu'il n'en fallut anciennement pour en faire sept; et il faut en ce temps-ci plus d'habileté pour traiter avec un seul homme, qu'il n'en fallait autrefois pour traiter avec tout un peuple.
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À lire aussi de Baltasar Gracián y Morales
Le sage ... , le fou ... font la même chose; la différence est que l'un fait à temps, et l'autre à contre-temps.
Chacun envie le bonheur d'autrui, faute d'être content du sien.
Le dire est aisé, le faire difficile.
Il ne faut jamais perdre les bonnes graces de celui qui est heureux, pour prendre pitié d'un malheureux.
Dans la même œuvre
Il n'y a point d'utilité, ni de plaisir, à jouer à jeu découvert.
L'homme d'esprit aime mieux trouver des gens dépendants que des gens reconnaissants.
Il n'y a point de plus grande seigneurie que celle de soi-même, et de ses passions.
Le sage a toujours cette consolation qu'il est éternel; car, si son siècle lui est ingrat, les siècles suivants lui font justice.
Il faut être tel que l'on n'ait pas de quoi rougir devant soi-même. Il ne faut point d'autre règle de ses actions que sa propre conscience. L'homme de bien est plus redevable à sa propre sévérité qu'à tous les préceptes.