Le patriotisme n'est plus que le sentiment de son bien être, et la crainte de le voir troubler.
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Il est étonnant que la faiblesse ne sache employer que les persécutions et l'injustice; on a toujours remarqué que les ceours les plus faibles étaient toujours les plus cruels.
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Savoir profiter des conjonctures, c'est mettre tout son savoir à profit.
Le charme le plus sûr est la prévention; elle rend souvent agréable ce qui ne l'est pas.
Un ceour sensible fait bien souffrir, on a meilleur marché de son esprit, il est peu de choses qui l'intéressent.
Les plaisirs imprévus sont les plus agréables; ils ne sont pas précédés d'une espérance, que dément presque toujours la réalité.
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Un souverain ne saurait rien faire de plus utile, que d'inspirer à sa nation une grande idée d'elle-même. Il faut qu'un peuple s'attache à la patrie, même par orgueil.
Un héros n'est fait que pour subjuguer et détruire. Un roi ne doit s'étudier qu'à rendre ses sujets bons et heureux. Il faut nécessairement des ennemis à l'un pour se faire un nom; l'autre n'a besoin pour sa gloire que d'être aimé de ses peuples.
On devrait ne compter le temps que par les époques des bonnes actions et le reste pour n'avoir pas vécu.
La parole de Dieu prouve la vérité de la religion, la corruption de l'homme; sa nécessité, la politique, ses avantages.
L'expérience n'est pas toujours une aussi bonne maîtresse qu'on le pense: on manque des projets,et l'on n'en devient pas plus habile : la raison a besoin de l'expérience, mais l'expérience est inutile sans la raison.