Je t’ai épousée pour être plus heureux encore. Ne te méprends pas, ma première épouse a sa place intacte dans ma maison et dans mon cœur. J’entends que tu la respectes, que tu suives ses instructions. Si un jour tu la blesses, sache que tu m’auras aussi blessé. Elle doit jouir de toute ta considération. Si vous me rendez heureux par votre bonne conduite, je ne prendrai pas de troisième épouse.
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Il est difficile, le chemin de vie des femmes, ma fille. Ils sont brefs, les moments d’insouciance. Nous n’avons pas de jeunesse. Nous ne connaissons que très peu de joies. Nous ne trouvons le bonheur que là où nous le cultivons. À toi de trouver une solution pour rendre ta vie supportable. Mieux encore, pour rendre ta vie acceptable. C’est ce que j’ai fait, moi, durant toutes ces années. J’ai piétiné mes rêves pour mieux embrasser mes devoirs.
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Le mariage, oui, bien sûr, c’était la seule perspective pour une fille. Il était hors de question de contredire ses parents, comme le dit le proverbe peul : « Ce qu’une personne âgée aperçoit assise, l’enfant, même s’il se lève, ne le verra pas ! »
Les conseils d’usage, qu’un père donne à sa fille au moment du mariage et, par ricochet, à toutes les femmes présentes, on les connaissait déjà par cœur. Ils ne se résumaient qu’à une seule et unique recommandation : soyez soumises ! Accepter tout de nos époux. Il a toujours raison, il a tous les droits et nous, tous les devoirs. Si le mariage est une réussite, le mérite reviendra à notre obéissance, à notre bon caractère, à nos compromis ; si c’est un échec, ce sera de notre seule faute.
Séduis-le par ton comportement généreux, par ta présence agréable, par ta cuisine savoureuse. Montre-lui qu’aucune femme ne pourra jamais te surpasser. L’avantage de la polygamie, c’est qu’elle te permet de tester son amour et ton pouvoir sur lui. Tu es sa première épouse. Toutes celles qui suivront ne seront jamais aussi précieuses que toi. Aucune ne pourra vivre ce que vous avez vécu. Aucune ne pourra lui donner des enfants comme, toi, tu lui en as donnés. Tu es la privilégiée et tu le resteras toujours.
Je suis à présent sûre de moi et de ma place. Je ne laisserai jamais personne la prendre. Je reste sereine. Peu importe l’épouse qui viendra, je lutterai. Peu importe ses armes, je gagnerai encore la bataille.
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La polygamie est normale et même indispensable pour le bon équilibre du foyer conjugal. Tous les hommes importants ont plusieurs épouses. Même les plus pauvres en ont.
La polygamie est normale et même indispensable pour le bon équilibre du foyer conjugal. Si tu étais un peu reconnaissante, tu remercierais plutôt Allah d’avoir été seule pendant toutes ces années. Tu as bien profité de ta jeunesse sans partage. C’est égoïste à présent de montrer de l’amertume. Et puis, serais-tu plus sage que le Tout-Puissant qui a autorisé les hommes à avoir jusqu’à quatre épouses ? Es-tu plus importante que les épouses du Prophète qui ont accepté dignement cette polygamie ? Penses-tu être un homme pour affirmer qu’on ne peut aimer plusieurs femmes à la fois ?
Le paradis d’une femme se trouve aux pieds de son époux.
Le mariage, oui, bien sûr, c’était la seule perspective pour une fille. Il était hors de question de contredire ses parents, comme le dit le proverbe peul : « Ce qu’une personne âgée aperçoit assise, l’enfant, même s’il se lève, ne le verra pas ! »
Comme le dit le proverbe peul : « Ce qu’une personne âgée aperçoit assise, l’enfant, même s’il se lève, ne le verra pas ! »