Pas de crime, pas de punition sans loi.
❧
Il est de l'intérêt général qu'il ne se commette pas de délits, ou du moins qu'ils soient d'autant plus rares qu'ils causent plus de mal à la société.
◆
À lire aussi de Cesare Bonesana, marquis de Beccaria
Quand les passions sont excitées par les objets présents, la déclamation et les plus sublimes vérités sont pour elles un frein qui ne les retient point ou qu'elles brisent bientôt.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
Le juge doit faire un syllogisme parfait. La majeure doit être la loi générale; la mineure l'action conforme ou non à la loi; la conséquence la liberté ou la peine.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public ; cette chimère n'existe que dans les romans.
Dans la même œuvre
Si un châtiment égal est destiné à deux actions qui blessent inégalement la société, nul obstacle n'empêchera les hommes de commettre celle qui leur sera la plus avantageuse, quoiqu'elle soit aussi la plus criminelle.
En arithmétique politique, il faut substituer à l'exactitude rigoureuse le calcul des probabilités.
La force qui, semblable à la gravitation, nous incite à rechercher notre bien-être ne peut être contenue que par les obstacles qui lui sont opposés.