Gardons-nous de donner la parole aux cons. Ils ne veulent jamais la rendre.

À lire aussi de Philippe Bouvard

Qui osera déplorer la disparition des «idées générales», cette providence des autodidactes non spécialisés qui permet de parler de tout sans connaître rien? Personne, puisque cette constatation désabusée constitue la dernière des idées générales...
Zut, flûte : Jurons attestant à la fois qu'on appartient au quatrième âge et qu'on a reçu une excellente éducation.
Le refus de la vieillesse et de ses atteintes passe par deux constatations subjectives: les gens parlent de moins en moins distinctement, les escaliers ont des marches de plus en plus hautes.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une imprudence stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
Si, après soixante-dix ans, vous dites n'importe quoi, deux hypothèses: à la retraite, vous ressentez les premières atteintes du gâtisme; en activité médiatique, vous bénéficiez des dernières flambées de la jeunesse.
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Dans la même œuvre

La flânerie est un passe-temps de pauvre ou un art de richissime.
La réussite, c'est d'abord et surtout d'être au travail quand les autres vont à la pêche.
Rien de tel que les faiblesses des grands hommes pour rassurer les petits.
Si l'homme est vraiment ce que le créateur a fait de mieux, ça ne vaut pas la peine de s'agenouiller devant lui.
A quoi sert la philosophie? A nourrir ceux dont c'est le métier et à consoler les autres de ne pas en croquer.