A quatre ans, on peut se permettre d'engloutir des parts entières de gâteau aux cerises enrobé de chocolat et de crème… A vingt-sept ans, on doit commencer à surveiller sa ligne.
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Est-ce l'âge, je me le demande, qui nous fait nous attacher aux lieux familiers, à ceux que nous connaissons le mieux ? Est-ce le souvenir des années disparues et des êtres que nous avons tant aimés autrefois qui nous y retient et nous les rend si chers ? Oui, songea-t-elle, du moins en ce qui me concerne.
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Nous nous croyons maîtres de notre propre existence, voyez-vous, alors que nous ne pouvons pas contrôler les faits et gestes des autres. Et comme ces faits et gestes nous affectent plus que nous le pensons, nous ne sommes maîtres que de bien peu de chose, tout compte fait. Pas même de nos pensées ni de notre vie.
Au fond, sommes-nous réellement capables de connaître une autre personne en profondeur ? A peine se fut-elle posé la question qu'elle dut y répondre par la négative. D'ailleurs, pensa-t-elle avec tristesse, si les gens sont souvent des mystères pour les autres, ils le sont parfois autant pour eux-mêmes...
Depuis bien longtemps, la déloyauté humaine ne la surprenait plus, car sa finesse naturelle et sa connaissance intuitive d'autrui l'avaient trop souvent avertie du danger au cours de sa longue vie. En fait, peu de choses la surprenaient désormais et, devenue lucide jusqu'au cynisme, elle s'attendait généralement au pire, même au sein de sa propre famille.
Une femme sait toujours quand un homme l'aime. Elle le sent dans son coeur, dans chaque fibre de son corps.
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