En écrivant ma pensée, elle m'échappe quelquefois; mais cela me fait souvenir de ma faiblesse, que j'oublie à toute heure; ce qui m'instruit autant que ma pensée oubliée, car je ne tends qu'à connaître mon néant.

À lire aussi de Blaise Pascal

Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger.
Qui sait même ce que c'est qu'être, qu'il est impossible de définir, puisqu'il n'y a rien de plus général, et qu'il faudrait d'abord pour l'expliquer, se servir de ce mot-là même, en disant: C'est, etc. ?
Nous ne nous soutenons pas dans la vertu selon notre propre force, mais par le contrepoids de deux vices opposés.
Il n'y a point d'homme plus différent d'un autre que de soi-même, dans les divers temps.
L'esprit croit naturellement et la volonté aime naturellement; de sorte que, faute de vrais objets, il faut qu'ils s'attachent aux faux.
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Dans la même œuvre

Puisqu'on ne peut être universel et savoir tout ce qu'on peut savoir sur tout, il faut savoir un peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose; cette universalité est la plus belle.
C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu'ils se font haïr.
Il n'est pas certain que tout soit certain.