En cette époque où la jolie femme était devenue un trophée, certaines soirées ressemblaient à des co Beigbeder Frédéric

1 Commentaire

En cette époque où la jolie femme était devenue un trophée, certaines soirées ressemblaient à des concours de teckels: c’ était à celui qui arborerait la plus fraîche bestiole à son bras.
Au secours pardon (2007)
Citations de Frédéric Beigbeder
Frédéric Beigbeder

Une réponse à “En cette époque où la jolie femme était devenue un trophée, certaines soirées ressemblaient à des co Beigbeder Frédéric”

  1. dicocitations

    Pluie d'été

    Que la soirée est fraîche et douce !
    Oh ! viens ! il a plu ce matin ;
    Les humides tapis de mousse
    Verdissent tes pieds de satin.
    L'oiseau vole sous les feuillées,
    Secouant ses ailes mouillées ;
    Pauvre oiseau que le ciel bénit !
    Il écoute le vent bruire,
    Chante, et voit des gouttes d'eau luire,
    Comme des perles, dans son nid.

    La pluie a versé ses ondées ;
    Le ciel reprend son bleu changeant ;
    Les terres luisent fécondées
    Comme sous un réseau d'argent.
    Le petit ruisseau de la plaine,
    Pour une heure enflé, roule et traîne
    Brins d'herbe, lézards endormis,
    Court, et précipitant son onde
    Du haut d'un caillou qu'il inonde,
    Fait des Niagaras aux fourmis !

    Tourbillonnant dans ce déluge,
    Des insectes sans avirons,
    Voguent pressés, frêle refuge !
    Sur des ailes de moucherons ;
    D'autres pendent, comme à des îles,
    A des feuilles, errants asiles ;
    Heureux, dans leur adversité,
    Si, perçant les flots de sa cime,
    Une paille au bord de l'abîme
    Retient leur flottante cité !

    Les courants ont lavé le sable ;
    Au soleil montent les vapeurs,
    Et l'horizon insaisissable
    Tremble et fuit sous leurs plis trompeurs.
    On voit seulement sous leurs voiles,
    Comme d'incertaines étoiles,
    Des points lumineux scintiller,
    Et les monts, de la brume enfuie,
    Sortir, et, ruisselants de pluie,
    Les toits d'ardoise étinceler.

    Viens errer dans la plaine humide.
    À cette heure nous serons seuls.
    Mets sur mon bras ton bras timide ;
    Viens, nous prendrons par les tilleuls.
    Le soleil rougissant décline
    Avant de quitter la colline,
    Tourne un moment tes yeux pour voir,
    Avec ses palais, ses chaumières,
    Rayonnants des mêmes lumières,
    La ville d'or sur le ciel noir.

    Oh ! vois voltiger les fumées
    Sur les toits de brouillards baignés !
    Là, sont des épouses aimées,
    Là, des coeurs doux et résignés.
    La vie, hélas ! dont on s'ennuie,
    C'est le soleil après la pluie. —
    Le voilà qui baisse toujours !
    De la ville, que ses feux noient,
    Toutes les fenêtres flamboient
    Comme des yeux au front des tours.

    L'arc-en-ciel ! l'arc-en-ciel ! Regarde. —
    Comme il s'arrondit pur dans l'air !
    Quel trésor le Dieu bon nous garde
    Après le tonnerre et l'éclair !
    Que de fois, sphères éternelles,
    Mon âme a demandé ses ailes,
    Implorant quelque Ithuriel,
    Hélas ! pour savoir à quel monde
    Mène cette courbe profonde,
    Arche immense d'un pont du ciel !

    Victor HUGO, Odes et ballades
    My recent post Une vraie mégère celle-là !

    Répondre

Laisser une réponse