Si on naît quelque part, c’est pour appartenir à ce lieu, même si les vicissitudes de l’existence nous en éloignent.
❧
Dans un pays occupé, il n'est pire que l'accoutumance. L'accoutumance, c'est quand on prend le pli de l'occupation ; quand les débordements de l'occupant deviennent acceptables parce qu'on en a pris l'habitude.
◆
À lire aussi de Alexandre Najjar
C’est de la frustration que naît la violence.
Ils étaient riches, oui, car la culture est un trésor.
On ne me prendra pas Beyrouth !
Je suis un enfant de la guerre : j’en ai gardé des traumatismes indélébiles. La guerre, je n’ai pas honte de l’avouer, j’y ai participé par devoir.
Dans la même œuvre
Un pays ne meurt pas quand il est occupé : c'est quand sa culture disparaît qu'il meurt vraiment.
Se remet-on jamais vraiment de la disparition d'une mère ? N'éprouve-t-on pas le sentiment d'avoir perdu le droit de vivre puisque celle qui nous a pourvu de ce droit a elle-même cessé d'exister ?
Notre différence enrichit notre amour, elle ne lui fait pas obstacle.
L'amour est une herbe folle qui pousse où elle veut.
L'amour, frère de l'insouciance, qui, en même temps qu'il nous ouvre le cœur comme les vannes d'une écluse, nous ferme les yeux et nous plonge dans un état de doux aveuglement !