Comment serions-nous heureux sans curiosité, sans question, doute ni arguments ? sans la joie de penser ?
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Dans notre jeunesse, nous vivons comme si nous étions immortels.
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À lire aussi de Peter Bieri, dit Pascal Mercier
Penser est la deuxième plus belle chose du monde. La plus belle est la poésie. S'il existait une pensée poétique et une poésie pensante, ce serait le Paradis.
Plus tard, quand j'en ai su davantage, j'ai parfois pensé qu'elle avait joué comme si elle se bâtissait une cathédrale de sons, où elle pourrait un jour être à l'abri si elle ne supportait plus la vie.
C'était la solidarité de ceux qui savent que la perte de la mémoire et de la confiance en soi, surgissant d'une nuit intérieure, peut les assaillir à tout moment sous la lumière aveuglante des projecteurs.
Car quel sens avait toute cette mascarade, si elle, justement, ne la reconnaissait pas pour ce qu'elle était : une tentative de maîtriser ma douleur en me détruisant moi-même ?
Dans la même œuvre
Les mots devraient être immaculés comme du marbre poli, et ils devraient être purs comme les notes d'une partita de Bach, qui changent en silence parfait tout ce qui n'est pas elles-mêmes.
Penser est la deuxième plus belle chose du monde. La plus belle est la poésie. S'il existait une pensée poétique et une poésie pensante, ce serait le Paradis.
Comment serions-nous heureux sans curiosité, sans question, doute ni arguments ? sans la joie de penser ?