Dans la vie courante, nous sommes obligés de distinguer plusieurs degrés de mensonge, puisque le passage est lent et graduel entre l'embellissement, l'ornement, l'exagération, le camouflage, l'entourloupette, la contre-vérité, les promesses oubliées, le fallacieux, la menterie, le tromperie, le mensonge et la tricherie.

À lire aussi de Bernard Arcand

Le mal du pays, c'est s'ennuyer de ces rares personnes qui nous comprennent à demi-mot.
Il faut d'abord être convaincu que l'argent importe beaucoup pour arriver à croire que perdre son temps constitue un appauvrissement.
On arrive ainsi à mettre le doigt sur l'une des grandes distinctions fondamentales entre l'humain et l'animal. Plus important que l'intelligence, la parole, le rire et la conscience, c'est le fait que l'être humain se pense bon. Et l'on dira plus tard que c'était justement ce qui le rendait si dangereux.
La mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Toutes les citations de Bernard Arcand →

Dans la même œuvre

Une porte constitue toujours une sorte de frontière et Raymond Devos a raison de dire que nos passeports sont toujours des passe-portes
Fréquemment, nous pouvons reconnaître et dénoncer le mensonge, sans pour autant découvrir les secrets de la vérité ; savoir que quelqu'un ment ne nous apprend rien sur ce qu'il pense.
Le cinéma est un hymne au mensonge fondé sur la croyance que les êtres humains sont réductibles à une projection sur deux dimensions.
Par définition, la porte représente une censure et, comme n'importe quel secret, le huis clos fascine.