Couper le tronc, les branches, les feuilles d'un arbre est chose aisée, tandis que la destruction des racines requiert de la patience.

À lire aussi de Jean-Marie Adiaffi

Une langue est un organisme vivant, un être qui a un esprit et une âme comme nous.
Quand une colère larvée au sein d'un peuple enfle et se développe sans s'accompagner d'une conscience révolutionnaire claire, on assiste à un rabâchage piteux, un radotage stérile du mot changement qui ne recouvre aucune réalité et conduit à des tâtonnements sans contenu concret ni mobilisateur.
On est toujours ignorant, analphabète et inculte par rapport à quelque autre société.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au-dessus de nos têtes.
La racine du mal africain est le déficit de conscience, de volonté politique, de projet de société.
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Dans la même œuvre

Toute exploitation, toute soumission, tout joug, doivent être justifiés pour être acceptés par ceux qui les subissent, par ceux qui en sont les victimes.
On ne peut remplir que ce qui est vide.
Celui qui veut assassiner un peuple, détruira son âme, profanera ses croyances, ses religions, niera sa culture et son histoire.
Un peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en son destin.
Quelle ombre, quel feuillage, quel fruit peut encore donner l'arbre abattu?