Parcourir l'Arbre - Se lier aux jardins Se mêler aux forêts - Plonger au fond des terres - Pour renaître de l'argile\r\n - \r\nPeu à peu - S'affranchir des sols et des racines - Gravir lentement le fût - Envahir la charpente Se greffer aux branchages\r\n - \r\nPuis dans un éclat de feuilles\r\n - \r\n Embrasser l'espace Résister aux orages - Déchiffrer les soleils - Affronter jour et nuit
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Comment peut-on se prendre au sérieux quand l'existence est si éphémère et qu'elle ne cesse de courir vers sa fin ?
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À lire aussi de Andrée Chedid
L'impossible est le seul adversaire digne de l'homme.
La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Dans la même œuvre
Il lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais: - Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi.