Comme les grands seigneurs en voyage, les événements envoient devant eux des courriers pour annoncer leur arrivée.

À lire aussi de Victor Cherbuliez

Une idée, cela nourrit, cela désaltère, cela tient chaud en hiver, cela rafraîchit dans les chaleurs, et puis cela a des yeux, une bouche, une langue, cela parle, cela rit, c'est une compagnie.
Toutes les vaches se ressemblent ; elles portent toutes dans leurs yeux quelque chose de fixe et d'éternel, un rêve silencieux d'herbe fraîche.
Après avoir vécu tant bien que mal, il n'est pas désagréable d'employer quelques dix années à regarder vivre les autres, en riant sous cape de leurs sottises, et en se disant : « Je n'en fais plus, mais je les comprends toutes. »
Nous naissons tous avec un certain fond de folie à dépenser ; heureux qui le dépense en détail dans sa jeunesse !
Qu'est-ce qu'un jardin ? C'est la nature convertie de force à la géométrie.
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Dans la même œuvre

Il y a de grosses choses que les gens fins ne voient pas.
Le pessimiste est un homme qui s'indigne de ce que l'univers n'est pas un immense magasin de bonheur à son usage.
La mort est de toutes les choses qui ne se comprennent pas celle que la jeunesse comprend le moins.
Le don fatal de l'éloquence, de celle qui consiste à communiquer aux autres les convictions qu'on n'a pas.
Si aujourd'hui le pessimisme est à la mode, c'est que, faute de grandes choses à aimer, on s'aime beaucoup soi-même. La fatuité est une religion triste.