Chirac doublerait l'efficacité de ses bains de foule s'il n'embrassait qu'une seule joue par personne.

À lire aussi de Philippe Bouvard

On peut se demander si le manque d'appétence des électeurs pour les urnes ne résulte pas de la publication des sondages annonçant que les carottes sont cuites plusieurs semaines avant qu'on passe à table.
Pour soi-disant satisfaire aux exigences de la communication, on sexhibe lorsqu'on s'embrasse et l'on ne se cache plus quand on se caresse. La jouissance serait-elle fonction du nombre de gens qui la connaissent?
Pas étonnant qu'on se reproduise comme des lapins dans des bâtiments qui ressemblent autant à des clapiers.
Trop de choses se font en ce bas monde sans qu'on me demande mon avis.
Si, après soixante-dix ans, vous dites n'importe quoi, deux hypothèses: à la retraite, vous ressentez les premières atteintes du gâtisme; en activité médiatique, vous bénéficiez des dernières flambées de la jeunesse.
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Dans la même œuvre

Le drame, quand on a pris l'habitude de gagner de l'argent, c'est que plus rien n'est gratuit.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'ennui n'est pas né, comme le poète l'a prétendu, de l'uniformité. Il est apparu le jour où, pour la première fois, un animateur de radio ou de télévision, démoniaque, paresseux ou irresponsable a imaginé de faire parler une chanteuse.
Il vaut mieux avoir eu une Rolls que d'en posséder une; les souvenirs, eux, ne paient pas d'assurance.
Le string est en retard sur le téléphone puisqu'il fait encore appel à un fil.