Chaque chose nous impose tacitement une distance spécifique et une perspective déterminée. Qui veut voir l'univers comme il est doit accepter cette loi de courtoisie cosmique.

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On explique le normal par l'anormal, le supérieur par l'inférieur. Il y a là une étrange obstination à montrer que l'Univers est un quiproquo absolu, une ineptie constitutive.
Le plaisir esthétique doit être un plaisir intelligent.
Tout amour passe par la zone frénétique de l'état amoureux; mais en revanche il existe des états amoureux que ne suit aucun amour authentique. Ne confondons pas ainsi la partie avec le tout.
Mais l'homme est l'insuffisance vivante, l'homme a besoin de savoir, il perçoit désespérément qu'il ignore.
L'âme est restée seule, seule avec Dieu. Le christianisme est l'inventeur de la solitude comme substance de l'âme.
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Dans la même œuvre

L'homme n'est pas un être, mais un faire; il n'est pas une nature, mais une histoire.
La gloire, comme les phénomènes qui lui sont apparentés - le lever et le coucher du soleil -, a un habit d'or, mais non la consistance de l'or; elle en a la couleur et l'éclat.
Dans l'acte amoureux, la personne sort d'elle-même: c'est peut-être le plus grand essai que la Nature fasse pour que chacun sorte de soi-même vers autre chose.
La joie, par elle-même, ne contient aucune action, bien qu'elle puisse y conduire. Aimer quelque chose, en revanche, n'est pas simplement être dans un état, c'est agir vers l'objet aimé.
Tout amour traverse des étapes, de température différente, et le langage usuel parle finement d'amours qui se refroidissent, l'amoureux se plaint de la tiédeur ou la froideur de l'aimée.