J'ai l'impression que, si je te perds un instant, je te perds pour toujours.
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Ces notes lancinantes qui troublent l'aube et le silence, c'est bien notre histoire avortée, de rires oubliés, de sentiments non dits, le regret de sentir que tout est fini, et qu'on n'y peut plus rien.
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Il croyait qu'on possédait les choses par l'amour qu'on leur porte.
L'homme que j'aimais est mort il y a trois mois. Tant que bien que mal, avant j'aimais la vie, parce qu'on l'avait en commun. Avant j'aimais la vie, même sachant tout ce que je savais, car dans l'immensité du vide il était là qui souriait.
Et pourquoi n'aime-t-on plus rien, quand on n'est plus aimé ?
Je cherche en vain dans chaque visage une étincelle de poésie, de l'enthousiasme dans les discours, des idéaux si ce n'est des idées, mais les gens passent outre, ils marchent pressés, mal habillés, les yeux vidés par les soucis.
Dans la même œuvre
Car mieux vaut être indifférente et digne que malheureuse et pathétique.
Ce qu'on est con quand on aime! Ce qu'on est niaiseux, mielleux, fleur bleue, inactif, improductif, égoïste, aveugle et sourd!
Notre présence mutuelle annihilait pourtant notre douleur commune et bien que profondément blessée et en théorie vouée au spleen pour l'éternité, je me surprenais à me sentir heureuse.
A partir de ce jour, j'étais foutu, j'étais accro. Dépendre de quelqu'un d'autre que de moi-même, m'affaiblir, me torturer, c'était tout ce que je redoutais.
Et oui, pour la dernière fois je me suis laissé prendre à ce truc vieux comme le monde, et je porte en moi la douleur séculaire de la Vertu Trahie, que nous autres femmes subissons depuis des siècles à cause ces monstres de couits sans lendemain.