L'homme qui n'a pas de besoins devient tôt ou tard le maître de ceux qui en ont.
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Ce sont les minorités qui gouvernent le monde, et c'est pour cela que le monde a une histoire ; si la vraie majorité gouvernait, il ne se passerait jamais rien.
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Il est plus facile d'inspirer l'horreur de la guerre à ceux qui reçoivent les coups qu'à ceux qui les donnent.
Après avoir vécu tant bien que mal, il n'est pas désagréable d'employer quelques dix années à regarder vivre les autres, en riant sous cape de leurs sottises, et en se disant : « Je n'en fais plus, mais je les comprends toutes. »
Il est bon qu'avant de se marier, un homme ait épuisé la liste de ses curiosités. Ce sont les curieux du lendemain qui font les mauvais maris.
La mort est de toutes les choses qui ne se comprennent pas celle que la jeunesse comprend le moins.
Dans la même œuvre
Il y a de grosses choses que les gens fins ne voient pas.
Le pessimiste est un homme qui s'indigne de ce que l'univers n'est pas un immense magasin de bonheur à son usage.
La mort est de toutes les choses qui ne se comprennent pas celle que la jeunesse comprend le moins.
Le don fatal de l'éloquence, de celle qui consiste à communiquer aux autres les convictions qu'on n'a pas.
Si aujourd'hui le pessimisme est à la mode, c'est que, faute de grandes choses à aimer, on s'aime beaucoup soi-même. La fatuité est une religion triste.