Ce qui est violent, ce n'est pas le temps qui passe, c'est l'effacement des sentiments et des émotions. Comme s'ils n'avaient jamais existé.

À lire aussi de Laurence Tardieu

On n'oublie rien de ce qui nous a traversé.
Quand bien même on s'est efforcé du contraire : le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille.
Les grandes douleurs ne se partagent pas, elles s'accompagnent.
L'éternité n'est pas dans le temps, elle est dans la profondeur.
On est aussi vulnérable, aussi éphémère que les autres. Notre vie n'a pas davantage de valeur.
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Dans la même œuvre

L'écriture, comme l'amour, permet de tout oublier. L'écriture, comme l'amour, permet de renaître.
J'écrirai mon amour pour vous, non pour le rêver, mais pour m'en envelopper. Pour le faire vivre.
Je ne crois pas que ce soit le temps qui passe. Le temps ne passe pas. Ce qui passe, c'est nous.
Les vies sont si fragiles, si incertaines. On croit parfois leurs fondations solides, on s'émerveille du chemin parcouru, puis, comme ça, soudainement, pour un éblouissement, elles volent en éclats, se fracassent contre un rêve.
On n'oublie rien de ce qui nous a traversé.