Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c'est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot.

À lire aussi de Ossip Emilievitch Mandelstam

Car l'amour et la peur ne connaissent pas d'issue: - Plus lourd que le platine est l'anneau de Saturne - L'échafaud de velours noir tendu - Et le visage éclatant de beauté.
La bibliothèque de la prime enfance est un compagnon de route pour la vie entière.
Rage littéraire ! Si tu n'existais pas, avec quoi d'autre aurais-je pu te manger, sel de la terre ? Tu sers d'assaisonnement au pain insipide de l'intellection, tu es la joyeuse conscience de l'injustice, un sel de conspiration qu'on se transmet de décennie en décennie, avec des courbettes de vipère, dans une salière en verre taillé présentée sur une serviette !
Je désire non point parler de moi, mais épier le siècle, le bruit et la germination du temps. Ma mémoire est hostile à tout ce qui est personnel
Je ne veux pas, tel un papillon blanc - Rendre à la terre une cendre empruntée. - \r\nJe désire que mon corps pensant - \r\nSe transforme en rue, en contrée, - \r\nCorps vertébré, corps calciné De sa longueur conscient.
Toutes les citations de Ossip Emilievitch Mandelstam →

Dans la même œuvre

Il n'est pas rare d'entendre dire: Bon, mais tout cela c'est d'hier. Or je dis que cet hier n'est pas encore venu, qu'il n'a pas réellement existé.