Nos vertus ressemblent de bien plus près à nos vices qu'elles ne ressemblent aux vertus d'un autre, et comment nos vérités s'établissent si bien dans le nid de nos erreurs.
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Bref il ne sert point de semer dans le sable ; et je crois avoir compris, en y pensant assez, la célèbre parabole du semeur, qui juge incapables de recevoir ceux qui manquent de tout. Qui est puissant et heureux par soi sera donc heureux et puissant par les autres encore en plus. Oui les heureux feront un beau commerce et un bel échange ; mais encore faut-il qu'ils aient en eux du bonheur, pour le donner. Et l'homme résolu doit regarder une bonne fois de ce côté-là, ce qui le détourne d'une certaine manière d'aimer qui ne sert point.
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Et le fétichisme qui adore tout objet utile ou nuisible comme un dieu, d'après les relations sociales les plus simples, est la forme la plus naïve de la prévision et de l'action réglée, fondée sur l'observation et le souvenir.
Plus on sort de soi-même et plus on est soi-même, mieux, ainsi on se sent vivre.
Le bonheur dépend des petites choses, quoiqu'il dépende aussi des grandes.
L'égoïste est triste parce qu'il attend le bonheur.
Dans la même œuvre
Faire et non subir, tel est le fond de l'agréable.
Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
L'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer.
Le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté. Tout homme qui se laisse aller est triste...
Les morts ne sont pas morts, c'est assez clair puisque nous vivons.