C'était la tempête dans mes organes. Mon sang s'était fait poussière et tombait en filets, dans mes veines, comme un sablier.
❧
Avec la machine naît un nouveau héros : l’ingénieur. Et avec lui une constitution nouvelle : la tyrannie ! Car, de même que nous avons versé dans les livres la sève de notre savoir, nous nous en remettrons entièrement à la machine qui vivra, agira, pensera à notre place.
◆
À lire aussi de Fabien Clavel
Notre vie n'est qu'un feuillet détaché de l'ouvrage gigantesque du monde.
La plupart des humains sont comme les prisonniers dans la caverne de Platon. Ils regardent des ombres et les prennent pour la réalité. Ce qui m'insupporte au plus haut point, c'est quand ils croient avoir compris un peu la vérité occulte qui les dépasse totalement.
Le passé se bâtissait et le présent s'écrit. L'avenir s'automatisera.
Les reporters était pour lui une espèce nuisible, charognarde, qui s'improvisait justicière et policière à la fois, effrayait le public en publiant chaque jour de nouveaux faits divers donnant l'impression que le pays sombrait dans le crime, aboyant comme des chiens devant un morceau de viande.
Dans la même œuvre
Les reporters était pour lui une espèce nuisible, charognarde, qui s'improvisait justicière et policière à la fois, effrayait le public en publiant chaque jour de nouveaux faits divers donnant l'impression que le pays sombrait dans le crime, aboyant comme des chiens devant un morceau de viande.
N'oubliez jamais cela, tout est dans les livres. Notre vie n'est qu'un feuillet détaché de l'ouvrage gigantesque du monde.
Vous êtes-vous réellement penché sur l'abîme que sont les contes ? Il y a là toute la boue humaine : craintes, envies, pulsions destructrices. Jamais la littérature n'améliore quoi que ce soit. Elle se contente de constater la permanence du mal, voire de l'entretenir.
Pouvait-on vivre uniquement dans les livres, à travers les livres ? Oui, pour assourdir la rumeur ignoble du monde, ce cri vulgaire et souffrant qui lui vrillait le crâne à la manière des portes de prison qui grincent. Et puis oublier son tumulte intérieur aussi, cette noire marmite bouillonnant au rythme des souvenirs.
Incapable de vivre par lui-même, il lisait la vie des autres.