Auteur

William Shakespeare

(Le théâtre) a pour objet d'être le miroir de la nature, de montrer à la vertu ses propres traits, à l'infamie sa propre image, et au temps même sa forme et ses traits dans la personnification du passé.
Donnez-moi cet homme - Qui n'est pas l'esclave de la passion, et je le porterai - Au fond de mon coeur, oui, dans le coeur de mon coeur.
Un roi ne rend jamais le dernier soupir que dans le gémissement de tout un peuple.
... comme un homme obligé à deux devoirs, je m'arrête ne sachant par lequel commencer, et je les néglige tous deux.
(Le Roi s'efforçant de prier) - Mes paroles s'envolent; mes pensées restent en bas. Les paroles sans les pensées ne vont jamais au ciel.
Plus le corps est faible, plus la pensée agit fortement.
L'habitude, ce monstre qui dévore tout sentiment, ce démon familier, est un ange en ceci que, pour la pratique des belles et bonnes actions, elle nous donne aussi un froc, une livrée facile à mettre.
Il faut que je sois cruel, rien que pour être humain.
... c'est un plaisir de faire sauter l'ingénieur avec son propre pétard.
Nous avons fait comme l'homme atteint d'une maladie hideuse, qui, par crainte de la divulguer, lui laisse dévorer sa vie jusqu'à la moelle.
Pour être vraiment grand, il faut ne pas s'émouvoir sans de grands motifs; mais il faut aussi trouver grandement une querelle dans un brin de paille, quand l'honneur est en jeu.
Le crime est si plein de maladroite méfiance, qu'il se divulgue lui-même par crainte d'être divulgué.
Seigneur, nous savons ce que nous sommes, mais nous ne savons pas ce que nous pouvons être.
... pour bien connaître un homme, il faut le connaître par soi-même.
Puisque l'homme n'est pas maître de ce qu'il quitte, qu'importe qu'il le quitte de bonne heure!
... la jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné.
Le mouton s'égare fort souvent quand le berger n'est plus là.
Le feu le plus concentré est le plus brûlant de tous.
A certaines offres les filles, par modestie, disent un non qu'elles voudraient qu'on prît pour un oui.
Valentin: - Je l'ai aimée du jour où je l'ai vue, et je la crois toujours belle. - Diligence: - Si vous l'aimez, vous ne pouvez pas la voir. - Valentin: - Pourquoi? - Diligence: - Parce que l'amour est aveugle.
Oui, voilà l'amour vrai; il ne peut rien dire. Sa sincérité se distingue par les actes bien mieux que par les paroles.
... l'Amour est un seigneur puissant, et il m'a humilié à ce point que, je le confesse, il n'est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs!
L'homme qui a une langue, je le dis, n'est pas un homme, si, avec sa langue, il ne sait pas gagner une femme.
Oui, grande est la force de la poésie, fille du ciel.
O éternel malheur de l'amour! Ne pouvoir être aimé de la femme qu'on aime!

Œuvres de William Shakespeare

All's Well That Ends Well, I, 1Antoine et Cléopâtre (1606)Antoine et Cléopâtre (1606), I, 1, AntoineAntoine et Cléopâtre (1606), I, 1, PhilonAntoine et Cléopâtre (1606), I, 3, CharmianeAntoine et Cléopâtre (1606), III, 11, EnobarbusAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 11, CharmianeAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 12, MardianAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 13, CléopâtreAntoine et Cléopâtre (1606), V, 2, CléopâtreAntoine et Cléopâtre (1606), V, 2, IrasBeaucoup de bruit pour rienBeaucoup de bruit pour rien (1600)Beaucoup de bruit pour rien (1600), I, 1Beaucoup de bruit pour rien (1600), III, 2Beaucoup de bruit pour rien, V, 1Beaucoup de bruit pour rien, V, 1, LeonatoBeaucoup de bruit pour rien, V, 2, BenedickComme il vous plaira (1623)Comme il vous plaira (1623), 10, Jacques