Il y a des femmes dont l'infidélité est le seul lien qui les attache encore à leur mari.
Redouter l'ironie, c'est craindre la raison.
On peut faire semblant d'être grave; on ne peut pas faire semblant d'avoir de l'esprit. Il faut en avoir et n'en a pas qui veut.
Quand on dit d'une femme qu'elle est assez jolie, c'est qu'elle ne l'est justement pas assez.
La vanité, c'est l'orgueil des autres.
On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait.
Ce qui fait rester les femmes, c'est la peur qu'on soit tout de suite consolé de leur départ.
L'important dans la vie ce n'est pas d'avoir de l'argent mais que les autres en aient.
C'est un cocu, et c'est pour ça que je le trompe.
On se dit au revoir quand on espère bien qu'on ne se reverra jamais, et on se revoit volontiers quand on s'est dit adieu.
L'un des mensonges les plus fructueux, les plus intéressants qui soient, et l'un des plus faciles en outre, est celui qui consiste à faire croire à quelqu'un qui vous ment qu'on le croit.
Etre fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre.
Il ne me paraît pas assez intelligent pour être fou.
Je n'ai vraiment l'impression que je suis libre que lorsque je suis enfermé. Lorsque je fais tourner la clef ce n'est pas moi qui suis bouclé ce sont les autres que j'enferme.
Il ne faut jamais regarder quelqu'un qui dort. C'est comme si on ouvrait une lettre qui ne vous est pas adressée.
En cherchant bien, l'on trouverait à la plupart des bonnes actions des circonstances atténuantes.
Il y a des hommes qui n'ont que ce qu'ils méritent, les autres sont célibataires.
Une chaumière, un coeur, avec des lauriers roses et des pommiers fleuris, avec des poules et des lapins, comment ne pas adorer cela? - Et je l'adore - à condition qu'il y ait aussi de quoi écrire une ou deux pièces de théâtre.
J'écris une lettre et je l'envoie. - Le brouillon en est là, sous mes yeux. - Je le relis. - Je n'en suis pas satisfait - mais la lettre est partie! - Je corrige le brouillon quand même.
Citer les pensées des autres, c'est souvent regretter de ne pas les avoir eues soi-même et c'est en prendre un peu la responsabilité!
Ils (les gens) diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention! Ils ne veulent pas être ridicules.
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
Observer, s'il vous plait, que les chansons dont la carrière se prolonge sont ordinairement exemptes d'obscénité, ce qui est bien déjà, mais qu'elles sont également dénuées de vulgarité, ce qui est mieux encore.
Critiquer, c'est avoir recours, c'est employer les idées des autres - et c'est souvent en faire un bien mauvais usage. Et puis, s'en étant inspiré, c'est par la suite en vivre. Ne commencez donc pas par être un parasite.
Tu es aussi peu que possible la femme qu'il me faut. - C'est bien tentant!
Œuvres de Sacha Guitry
A Marcel Achard.Adam et EveApprenant le décès d'un de ses amis.Avant-propos de La Force de guérir d'Edouard Zarifian.BeaumarchaisBloompottBérangerCeux de chez nousChagrin d'amourCinquante ans d'occupationsCité par F. Choisel dans Sacha Guitry intime.Cité par Stéphane PrinceDe 1429 à 1942 ou de Jeanne d'Arc à Philippe PétainDeburauDeburau (1918)Donne-moi tes yeux (1943)Elles et ToiElles et Toi (1946)Elles et Toi (1985)En reprenant conscience après une grave opération chirurgicale.