Auteur

Sacha Guitry

... lorsqu'on rend une visite, on est toujours sûr de faire plaisir à quelqu'un ou bien quand on entre, ou bien quand on sort...
Ce qu'on devrait choisir dans la femme d'un autre... ce n'est pas la femme... c'est l'autre!
Premier monsieur: Et n'ayons l'air de rien! - La dame: Ca te sera bien facile!
Qu'est-ce qui est le plus triste, un bon souvenir ou un mauvais souvenir?... Il n'y a qu'une chose triste, c'est de ne pas oublier!
Les révolutions sont toujours faites au nom de principes admirables, formulés par deux ou trois grands hommes mécontents de leur sort et qu'on n'a pas couverts d'honneurs comme ils le méritaient.
... les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles.
On écoute mieux lorsque l'on est caché.
Un moment, nous avons vécu côte à côte. Puis, nous fûmes dos à dos. A présent, nous sommes face à face.
Charlotte Lysès demandait à Sacha: - «- Je t'aime, Sacha. Et toi?» - - Sacha Guitry répondit: - «- Mais moi aussi je m'aime.»
Acceptez-vous d'être ma première femme?
Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux.
Faire passer les heures - au lieu de les retenir. - Elles passent déjà si vite! - Et toutes celles qu'on nous fait perdre! - Et toutes celles que nous perdons!
Les Belges sont de petits malins! Ils ont pris son appétit à l'Allemand, son sérieux à l'Anglais, son esprit au Français. Quant à moi, ils m'ont pris le coeur!
Fais rire le public. Dissipe son ennui. Et s'il te méprise et t'oublie sitôt qu'il a passé la porte, ah! laisse-le, ça ne fait rien. On oublie toujours ceux qui vous ont fait du bien.
Faire des concessions? - Oui, c'est un point de vue - mais sur un cimetière
Oui, c'est être constant que d'adorer l'amour, et c'est ne pas changer de goût que de changer de femmes - puisque les femmes changent.
Il est fort indiscret de regarder quelqu'un qui dort - car c'est une lettre qui ne vous est pas adressée.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes: celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles qu'on paie. Ca peut très bien être la même. On commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Puis-je me permettre de citer ici un mot que Clemenceau m'a dit un jour: - - Je lis souvent dans les journaux des entrefilets sur vous qui sont bien venimeux. Comment cela se fait-il ? Vous ne demandez donc jamais de service à personne ?
On accepte l'idée qu'un homme sans valeur peut gagner de l'argent, mais qu'un homme de valeur parvienne à s'enrichir, on ne le lui pardonne pas!
Dès longtemps j'avais décelé chez mes amis les plus intimes comme un secret espoir de me voir malheureux dans mon propre intérêt.
Vos amis qui vous prédisent des malheurs en arrivent bien vite à vous les souhaiter - et ils les provoqueraient au besoin pour conserver votre confiance.
On s'attaque à ta vie privée? - C'est que l'on ne trouve rien à redire à tes ouvrages.
Nous sommes loin de nous douter des services que pourraient nous rendre nos défauts - si nous savions les mettre en oeuvre.
Quand nous en avons par-dessus la tête, nous allons jusqu'à leur reprocher cette facilité avec laquelle nous les avons eues - dont nous avions été pourtant si fier!

Œuvres de Sacha Guitry

A Marcel Achard.Adam et EveApprenant le décès d'un de ses amis.Avant-propos de La Force de guérir d'Edouard Zarifian.BeaumarchaisBloompottBérangerCeux de chez nousChagrin d'amourCinquante ans d'occupationsCité par F. Choisel dans Sacha Guitry intime.Cité par Stéphane PrinceDe 1429 à 1942 ou de Jeanne d'Arc à Philippe PétainDeburauDeburau (1918)Donne-moi tes yeux (1943)Elles et ToiElles et Toi (1946)Elles et Toi (1985)En reprenant conscience après une grave opération chirurgicale.