Auteur

Paul Claudel

Ouvrez les yeux! Le monde est encore intact; il est vierge comme au premier jour, frais comme le lait!
Pour connaître la rose, quelqu'un emploie la géométrie et un autre emploie le papillon.
Quand il existe quelque chose d'éternel, comment ferais-je pour n'en pas être éternellement le témoin?
Quand je vois le Christ en croix, les bras m'en tombent.
Quand l'homme essaie d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un enfer très convenable.
Quelqu'un qui admire a toujours raison.
Quelqu'un qui soit en moi plus moi-même que moi.
Rien ne me paraît plus faux que la maxime socratique: Connais-toi toi-même. Le vrai moyen de connaissance serait plutôt: Oublie-toi toi-même.
Se servir d'une seule âme pour être deux.
Si la France est diverse au point de vue ethnographique, au point de vue géographique elle est unie et indivisible, et les conseils de rupture sont infiniment moins puissants pour elle que les nécessités de la concentration.
Tout le monde n'est pas fait pour être heureux.
Valéry est avant tout un voluptueux et tout son art est une attention voluptueuse.
Votre esprit est sans pente.
Rien de tel pour vous apprendre l'écriture qu'un maître qui ne sait pas lire.
Ah, c'est une chose plus enivrante que le vin d'être une belle jeune femme!
Comme la terre nous donne son nom, je lui donne mon humanité.
(Dieu) ne peut rien nous enlever, mais il peut nous relever nous-mêmes - De ce poste qu'il nous avait confié.
Celui-là est sans foi, qui n'est capable de rien d'éternel.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre, - Plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance, - Plus amère que d'être déçu, et c'est d'être exaucé.
Toute terre est la même à six pieds de profondeur.
Et quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis?
Le fruit est pour l'homme, mais la fleur est pour Dieu et la bonne odeur de tout ce qui naît.
... à celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Et quel est celui qui aime qui ne veut avoir tout ce qu'il aime?

Œuvres de Paul Claudel

AccompagnementsArt poétiqueCahier IV, août 1919Cahier VI, mai 1932Cahiers IV, août 1919Cinq Grandes OdesCinq grandes Odes (1911)Cinq grandes Odes (1911), Les MusesCinq grandes Odes (1911), MagnificatCinq grandes odes (1901)Commentaires et exégèsesConférence à Baltimore, 14 décembre 1927, Religion et PoésieConnaissance de l'Est (1896)Contacts et circonstancesConversations dans le Loir-et-CherConversations dans le Loir-et-Cher (1935)Conversations dans le Loir-et-Cher (1935), DimancheConversations dans le Loir-et-Cher (1935), JeudiConversations dans le Loir-et-Cher (1935), MardiCorrespondance avec André Gide