Auteur

Michel Audiard

Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour ou j'ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot.
Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est te dire si, dans ma vie, j'en ai entendu des conneries. Mais des comme ça, jamais !
Je suis pour les titres longs. Si à la recherche du temps perdu s'était appelé simplement Albertine, ce serait moins bon.
L'avarice est le pire défaut qui existe, si on compte ses sous, on compte aussi ses sentiments.
L'éloquence sacrée, c'est comme la musique religieuse: pas besoin de comprendre pour écouter.
L'essentiel en enfer est de survivre.
L'Etat ne participe jamais aux catastrophes mais participe toujours aux bénéfices.
L'été: les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres sont en voiture un peu partout.
L'idéal quand on veut être admiré, c'est d'être mort.
La danse, c'est du pelotage: tout ce qu'on fait avec les pieds est parfaitement secondaire. Tout le monde s'en fout.
La délicatesse est une façon de parler et l'amour une façon de faire.
La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres.
La fréquentation des salons m'a appris une chose: à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
On devient pas flic. On finit flic.
Tout le monde parle d'infarctus, de cirrhose, de cancer. Moi je dis que la pire maladie des hommes c'est de donner tout son amour à une seule bonne femme.
La vérité n'est jamais amusante à dire, sans cela tout le monde la dirait.
Le boeuf mironton et le droit d'asile sont deux névroses typiquement françaises.
Le bonheur on s'y fait, le malheur on ne s'y fait pas, c'est ça la différence.
Le cinéma français est à l'image de la France: on n'a pas assez de pognon et c'est comme ça dans tous les domaines.
Le grand défaut des comédiens, un égoïsme plus démesuré encore que chez les autres êtres humains.
Le jour est proche où nous n'aurons plus que «l'impôt» sur les os.
Le mariage, c'est ce qui différencie l'homme de la bête. Il ne faut pas confondre avec le rire... c'est pourtant pas la même chose!
Le piano, c'est l'accordéon du riche
Le scénariste n'est qu'un brodeur d'histoire.
Les amis n'aiment pas être fidèles. Ils ont l'impression de perdre leur personnalité.

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy