Auteur

Michel Audiard

Dès qu'il s'agit de beau sexe, l'enthousiasme l'emporte toujours, chez moi, sur l'éducation.
Fernand : Le mariage, c'est ce qui différencie l'homme de la bête. - \r\nJulien : Vous devez confondre avec le rire... C'est pourtant pas la même chose !
Heurtin : Je vous laisse encore le choix : le mariage ou les menottes. - \r\nJulien : J'avoue que la différence m'échappe.
Et çui-là, il est pas beau ?!… Deutschland, ça m'étonne pas… Je vais vous dire autre chose : c'qui congestionne, c'est l'surplace. Un mec qui roule vite, même si y repasse un connard de temps en temps, c'est pas grave… Ça dégage. T'avance, toi, pédé !… Nederland, ça m'étonne pas… C'est pas un crime de voir ça ?… Et l'autre-là… À quoi qu'y pense… Affole-toi, eh, Viande-à-Pneu !… Peigne-moumoute ! Voyez-vous, monsieur, dès qu'on prend le volant, on est entouré que d'saloperies.
Le HLM c'est l'enfer conditionné. On y joue du pick-up, du transistor, de la télé. Quand on fait sonner le réveil, y'a le voisin du dessous qui crie « Entrez ! » On frappe au plafond, au mur… On est deux mille fous, plus qu'à Saint-Anne. Et pourtant, on a tout pour être heureux : le chauffage pulsé, des frigidaires, un parking réservé, mais pas de murs, des cloisons !… La nuit on entend grincer les cosy-corners. On entend la France qui se repeuple… On pense à la Chine… On voit des dragons au plafond.
Personne au monde n'empêchera les gens de parler dans ton dos. Le principal, c'est qu'ils se taisent quand tu te retournes.
On ne devrait jamais quitter Montauban
Monsieur, un appel de Montauban. L'interlocuteur me semble, comment dirais-je, un peu rustique. Le genre agricole
Alors ? Il dort le gros con ? Et ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ! J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux
De la posologie au veuvage, ce n'est qu'une question de gouttes !
Je n'engage que des domestiques idiots, les autres me volent. Ou alors des nègres... Mais on ne trouve plus de nègres. Ils font tous la révolution ou leur licence de lettres.
Huit jours ! Vous appelez ça une sentence ? Moi j'appelle ça une aumône.
Cette seconde bouteille, tu la sors de la glace ? C'est pas le Nautilus !
Offres d'emploi: pièges à bagnards !
Pour séduire l'administration faut tuer. Mais tuer qui ? Parce que ça paraît facile comme cela... Mais quand on est célibataire...
Archimède : Primo : Monsieur, je ne couche jamais sous les ponts, quelle que soit la saison. Secundo : à partir de Novembre, je ne connais que deux solutions convenables : la prison ou la Côte d'Azur. Ça c'est mon truc !
Archimède : Monsieur Félix, vous allez foutre le camp ! Je n'peux pas supporter votre tronche !
Archimède : Il est tiède ! - \r\nPichon : Vous voulez de la glace ? - \r\nArchimède : Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée de bas en haut égale au poids du volume de liquide déplacé. Pas de glace !

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy