Si je change un jour, tu t'ennuieras, c'est toi qui le dis. Si toi tu changes, tu me manqueras, tu es mon radeau, ma bouée, ma rive et je te remercie d'être toujours là.
Quand tu déclenches une avalanche, Ev Anckert, faut pas te surprendre de recevoir des garnottes !
La passion amoureuse tire sa force fulgurante de l'énergie créatrice qu'elle nous insuffle.
Entre l'extase de s'abandonner corps et âme et la douleur de peut-être en souffrir si l'autre nous abandonnait, entre ces deux pôles de la passion, l'abandon de soi et l'abandon de l'autre, ressurgit sans arrêt la conviction que sa propre vie vaut la peine d'être vécue.
L'art est un mensonge qui dit la vérité. Picasso avait raison.
Dans la joie de l'abandon, nous risquons d'aimer et d'être aimés, nous créons notre propre vie, au-delà de nos peurs muettes, au-delà de nos douleurs refoulées. Et l'enfant en nous, mal aimé et craintif, solitaire et désespérément affamé de reconnaissance, respire tout à coup, barbouille sa page blanche, invente sa vie à la mesure de son Soi le plus authentique.
Dans la joie de l'abandon, nous risquons d'aimer et d'être aimés, nous créons notre propre vie, au-delà de nos peurs muettes, au-delà de nos douleurs refoulées.
Œuvres de Louise Auger