D'une façon générale, on oublie trop que les produits de l'industrie capitaliste qui parfois semblent énormes, reposent sur des pointes d'épingle.
Auteur
Louis Farigoule, dit Jules Romains
Viaur gardait une conscience aussi lucide, aussi exigeante, aussi éplucheuse du détail, que lorsqu'il travaillait au microscope par un de ses meilleurs jours.
Michels répondit qu'il serait facile d'ergoter sur les mots; mais que personnellement il n'avait pas peur des mots.
Je me suis dit nettement tout ça, mais un peu trop tard, en revenant. Ca s'appelle l'esprit de l'escalier.
Les socialistes millionnaires, j'ai idée que c'est comme les étrons de chiens. Ca doit porter bonheur.
A ce point que le succès final apparaîtrait comme une éventualité secondaire, comme une sorte de preuve par neuf extérieure à l'opération qu'elle se borne à valider.
Le moindre objet avait subi un examen rigoureux, comme ces pièces de métallurgie fine dont dix instruments d'épreuve vérifient le calibre, le son, le grain, l'élasticité.
Une recrue de grande valeur. Intelligence et habileté exceptionnelles.
La fumée et la rumeur d'une salle ordinaire. Mais - pour être juste - une atmosphère beaucoup plus excitante.
Comme si le repos dans la mort ne nous avait pas semblé, à vous, un paradis trop beau dont l'homme est exclu.
Certes, un entrepreneur général leur épargnerait divers soucis, exercerait en cas de malfaçons ou de retards une pression fort utile sur les exécutants.
Je l'ai fait recopier, ce matin, en trois exemplaires, pour rendre plus lisibles, en particulier, les termes scientifiques. Mais l'original est ici à votre disposition.
Je savais par coeur des tirades entière sur l'exonération imparfaite du constipé.
Qu'il ait bien l'impression que tu es un des secrétaires chargés de trier les visiteurs, d'aiguiller les affaires, d'expédier le menu fretin.
Des anarchistes moins creux, moins inéducables que les autres, qui ont découvert que le groupement corporatif recélait plus de force explosive que la dynamite.
L'express de Lyon, peuplé comme un village, entrait en gare avec des halètements espacés.
Il fit quelques petits claquements de langue qui exprimaient l'ennui, le regret.
Ceux qui le jugent de l'extérieur le traiteraient facilement de touche-à-tout.
Il y avait d'abord le terrain. Huit hectares d'un rendement très faible.
A travers les quartiers qui me sont les plus familiers, mes promenades restent pour moi des surprises.
Le garçon de nuit ouvre les draps, remet la clef dans la serrure fatiguée, tire la porte en s'en allant.
Mais j'ai bien l'impression que c'est un pur hasard qui me permet - à moi personnellement - de me faufiler dans ce mileiu-là.
Pendant qu'il disait ces derniers mots, sa voix se faussa un peu, trahit même une espèce de frisson.
Elle était toute fière de savoir s'y reconnaître, et de lui servir de guide.
Le gamin est parti, rose de fierté et de reconnaissance.
Œuvres de Louis Farigoule, dit Jules Romains
Amitiés et Rencontres (1970)Chants des dix années (1928), le Dieu des corpsEurope (1916)Figures et Choses qui passaient (1897), Trois journées de guerreKnock ou le Triomphe de la médecine (1924)Knock ou le Triomphe de la médecine (1924), I, KnockKnock ou le Triomphe de la médecine (1924), II, 3, KnockLa Vie unanime (1908)La douceur de la vie (1939)La scintillante (1930)Le Problème n° 1 (1947)Les Copains (1913)Les Hommes de bonne volonté (1932-1946)Les Hommes de bonne volonté (1932-1946), Montée des périlsLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), ProvinceLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), Recherche d'une égliseLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), VLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), Vorge contre QuinetteLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), le Monde est ton aventureLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), le Tapis magique