En parlant à Jerphanion, Etienne, bien loin d'escamoter les tournures déférentes, mettait du zèle à user de la troisième personne.
Auteur
Louis Farigoule, dit Jules Romains
On m'a dit de prendre du chocolat le matin. Mais, sauf votre respect, je le dégueulais. C'a n'est pas propre d'abord. Et puis, dans ces conditions-là, ça ne profite pas.
Peu à peu une idée, à peine ébauchée, apparaît dans la tête, tandis que les mots se resserrent ...
Il y a bien ceux qui, soudain, pour vous éblouir, tentent de s'exprimer avec élégance. Mais quelle gaucherie!
Lui-même étêté et ébranché jusqu'au tronc, il ressemblait à un immense cercueil.
Ils échangeaient quelques phrases, les plus pauvres et les plus ordinaires possibles; et moins pour le contenu même des phrases que pour se réhabituer à l'échange.
Elle prenait évidemment beaucoup de plaisir à tirer de l'eau en évitant de s'éclabousser.
Dans la vie de l'écolière, le lundi a le tort de succéder au dimanche, et de ne pas être encore éclairé par le rayonnement du jeudi.
A cinquante mètres, ils avaient fait édifier un vaste bâtiment à usage de collège.
Il est juste que je mette ces frais-là à son débit. Les dépenses déjà effectuées seulement.
Telle eau est efficace pour les dermatoses, pour la peau... et telle autre, d'une formule toute voisine, ne s'adresse qu'aux muqueuses.
Le gouvernement craint moins l'émeute que l'efflorescence çà et là d'une malveillance sournoise.
Il efface les monticules. Il est la substance qui fait fermenter les quartiers. Il effondre les tas de masures. Il prend comme avec des pincettes les locataires moisis, et les dépose plus loin.
Peu de menton, peu de crâne; entre les deux un élargissement progressif, comme un pot évasé et surmonté d'un couvercle en forme de calotte.
De temps à autre, il notait une phrase d'Honoré en la débarrassant de ses vaines élégances et de ses redites; ce qui parfois la réduisait à peu de chose.
J'ai l'impression d'être parti pour une série de vagabondages de l'esprit qui m'éloignent de plus en plus du travail scolaire.
Les ouvriers étaient encore là. Je leur dis: «C'est pour embêter qui?» Ils ne répondent pas. «Si c'est pour embêter le gouvernement, vous perdez votre peine, car il n'y a guère de chance qu'il se balade par ici ...»
Un peu d'embonpoint, un certain avachissement de la chair et de l'esprit, je ne sais quelle descente de cervelle dans les fesses, ne messiéent pas à un haut fonctionnaire.
L'escadre s'approche avec précaution, en sondant, mouille le plus près possible, et s'embosse, en hissant les pavillons français, pour commencer le bombardement.
Il plie le journal, embrasse Juliette, qui s'arrange pour dérober ses lèvres; puis il se hâte de sortir.
Il y aurait intérêt à faire procéder à une étude géologique du terrain jusqu'à une certaine distance du point d'émergence.
Il les excitait par ses boutades, les émoustillait par sa bonne humeur.
Il s'émouvait au souvenir d'une phrase de Beethoven ou d'un vitrail de Notre-Dame.
Il me suffira d'un café noir mieux tassé que d'habitude, et je me charge d'empaumer tous les commissaires et juges d'instruction de la terre.
Sur la petite table du kiosque, il y a les journaux du soir pliés et empilés.
Œuvres de Louis Farigoule, dit Jules Romains
Amitiés et Rencontres (1970)Chants des dix années (1928), le Dieu des corpsEurope (1916)Figures et Choses qui passaient (1897), Trois journées de guerreKnock ou le Triomphe de la médecine (1924)Knock ou le Triomphe de la médecine (1924), I, KnockKnock ou le Triomphe de la médecine (1924), II, 3, KnockLa Vie unanime (1908)La douceur de la vie (1939)La scintillante (1930)Le Problème n° 1 (1947)Les Copains (1913)Les Hommes de bonne volonté (1932-1946)Les Hommes de bonne volonté (1932-1946), Montée des périlsLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), ProvinceLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), Recherche d'une égliseLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), VLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), Vorge contre QuinetteLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), le Monde est ton aventureLes Hommes de bonne volonté (1932-1946), le Tapis magique