Auteur

Jostein Gaarder

Socrate, lui, affirma qu'il ne savait qu'une chose: qu'il ne savait rien.
Peux-tu vivre heureuse si tu fais sans cesse des choses que tu sais très bien, en ton for intérieur, ne pas être justes?
Il est donc impossible d'avoir une connaissance sûre de ce qui est en perpétuel changement.
L'image d'une belle jeune fille n'est pas non plus sombre ou triste, bien au contraire. Mais ce n'est qu'une image.
Tous les êtres humains sont plus ou moins bizarres. Je suis un être humain, donc je suis plus ou moins bizarre.
La raison comme la conscience peuvent être comparées à un muscle. Si on ne se sert pas d'un muscle, il devient progressivement de plus en plus faible.
«La mort ne nous concerne pas, affirmait Epicure tout simplement. Car tant que nous existons, la mort n'est pas là. Et quand vient la mort, nous n'existons plus.»
Tu es l'univers.
Un ancien président indien, Radhakrisnan, déclara un jour: «Tu dois aimer ton prochain comme toi-même parce que tu es ton prochain. ...»
Il (Saint-Augustin) a néanmoins clairement indiqué qu'il y a des limites dans le domaine religieux que la raison ne peut franchir.
De plus en plus de personnes mirent l'accent sur l'impossibilité d'approcher Dieu par la raison, car Dieu est par nature inconcevable pour l'esprit.
Depuis la Renaissance, l'homme a dû se faire à l'idée de vivre sur une planète perdue au sein d'un vaste univers. Cela dit, je ne crois pas que l'on s'y soit vraiment habitué, même de nos jours.
Mais il (Luther) était persuadé que l'homme n'obtenait pas son pardon et la rémission de ses péchés en observant des rituels religieux.
La vie n'est qu'une longue chaîne de hasards.
«Un jour j'ai rêvé que j'étais un papillon, et à présent je ne sais plus si je suis Tchouang-tseu qui a rêvé qu'il était un papillon ou bien si je suis un papillon qui rêve que je suis Tchouang-tseu.»
Il (Spinoza) rejetait l'idée selon laquelle Dieu aurait inspiré la Bible jusque dans les moindres détails. Selon lui, nous devrions toujours avoir en mémoire l'époque à laquelle la Bible a été rédigée.
Rappelle-toi que tu vis une infime partie de la vie de l'univers.
Pour Spinoza, Dieu n'était pas celui qui se contente de créer le monde pour le regarder d'en haut, non, Dieu est le monde.
- Je comprends ce que tu veux dire, mais je n'aime pas cette idée que l'on n'est pas maître de ses actions. - ... - - Ou imagine un lion en Afrique. Est-ce lui qui décide de mener la vie d'un grand fauve?
- Il ne faut rien exclure comme possibilité. Tout peut être mis en doute. - - Car toute notre existence n'est peut-être qu'un rêve.
On peut à loisir écrire des traités savants qui au bout du compte n'apportent aucun nouveau savoir réel.
Et ces impressions telles que la couleur, l'odeur, le goût ou le son, ne sont pas des qualités immanentes aux choses. Elles ne reflètent que l'effet produit sur nos sens.
La représentation du «moi» est en fait une longue chaîne d'impressions isolées que tu n'as pas vécues simultanément, «une collection de divers contenus de conscience qui se succèdent à toute vitesse et qui changent et bougent constamment», dit Hume.
De rien je ne peux dire: «ceci m'appartient», dit Bouddha, et rien ne me permet de dire: «ça, c'est moi»
- C'est possible, mais je pense que la pierre retombera systématiquement par terre si je la lâche. - - ... Réponds-moi, comment peux-tu être si sûre que la pierre tombera toujours par terre?

Œuvres de Jostein Gaarder

Dans un miroir obscur (1998)Dans un miroir, obscurLa Belle aux oranges (2003)Le monde de Sophie (1991)Le mystère de la patienceLe petit frère tombé du cielVita Brevis