Auteur

Joris-Karl Huysmans

Et puis, et puis on a bien des choses à expier. Si la schlague divine s'apprête, tendons le dos. Montrons au moins un peu de bonne volonté.
Après les fleurs factices singeant les véritables fleurs, il voulait des fleurs naturelles imitant des fleurs fausses.
Eh ! je deviens stupide, se dit des Esseintes la crainte de cette maladie va finir par déterminer la maladie elle-même, si ça continue.
Ce que je reproche au naturalisme, ce n'est pas le lourd badigeon de son, c'est l'immondice de ses idées ce que je lui reproche, c'est d'avoir incarné le matérialisme dans la littérature, d'avoir glorifié la démocratie de l'art !
En effet, lorsque l'époque où un homme de talent est obligé de vivre est plate et bête, l'artiste est, à son insu même, hanté par la nostalgie d'un autre siècle.
A quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ?
Mais ça ne me distrait pas, moi, les plaisirs des autres, s'écria des Esseintes indigné !
Il faut avoir vécu dans la promiscuité des hospices et des camps pour apprécier la valeur d'une cuvette d'eau, pour savourer la solitude des endroits où l'on met culotte bas, à l'aise.

Œuvres de Joris-Karl Huysmans

A rebours (1884)A vau-l'eau (1882)Carnet vert (1887)Croquis parisiens (1880)En ménage (1881)En route (1895)En route (1895), I, 5Interview en 1899.L'Oblat (1903)L'Oblat (1903), XIIL'Oblat (1903), XVILa Cathédrale (1898)La Cathédrale (1898), VILes Soeurs Vatard (1879)Là-bas (1891)Marthe (1877)Sac au dos (1880)Sainte Lydwine de Schiedam (1901)Un Dilemme (1887)