La vérité de la vie est en graine de piment.
Auteur
Jean-Marie Adiaffi
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Il y a des cicatrices qui saignent encore plus que les plaies elles-mêmes.
C'est toujours de la discussion que jaillit la lumière, la science.
Une langue est un organisme vivant, un être qui a un esprit et une âme comme nous.
Si nous enterrons nos langues, nous enfouissons a jamais nos valeurs culturelles, parce que n'ayant pas d'écriture, la langue reste l'unique archive.
On ne peut reprocher à un malade d'être obsédé par les soins qui peuvent le sauver.
Même si le feu est déjà dans la maison, si l'on a encore cette possibilité, il faut sans attendre appeler les pompiers.
Est-ce vouloir dépasser ses propres forces que de vouloir être ce que l'on est ?
La patience est la mère de toute pédagogie.
La patience est la mère de toute pédagogie.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au-dessus de nos têtes.
Pour soigner un malade, il faut aussi bien soigner son corps que son coeur. Car toute maladie a pour origine un microbe qui vient du coeur.
Quiconque revendique la totale liberté entière et pleine, revendique la totale responsabilité entière et pleine.
On est toujours ignorant, analphabète et inculte par rapport à quelque autre société.
Qui peut marcher plus vite que le peuple ? Il est toujours au-delà de l'endroit où on le cherche.
Aller ailleurs, c'est revenir multiplier les yeux, les pieds du peuple et non point l'aveugler par des mensonges, par de fausses lumières.
Il y a des moments où la tradition est plus révolutionnaire que la modernité déjà radotante.
Dans le match rude, dur, inhumain de la vie, aucun joueur ne fait de passe à un autre joueur.
Le monde n'est qu'un vaste mensonge, un bouquet de douleurs, un complot contre la vie, un funeste complot contre la liberté et la justice.
La révolte mène à tout, même à la mort du rêve et de l'utopie, sa mère nourricière.
Dans la vie, on ne rencontre la liberté, sa liberté en face, qu'une seule fois .
La tradition est comme un socle pour la liberté, et non pas le nomadisme, l'errance.
Quand une colère larvée au sein d'un peuple enfle et se développe sans s'accompagner d'une conscience révolutionnaire claire, on assiste à un rabâchage piteux, un radotage stérile du mot changement qui ne recouvre aucune réalité et conduit à des tâtonnements sans contenu concret ni mobilisateur.
La criminalité n'est qu'un signe, le signe d'une plaie plus profonde, le symptôme émergent d'une maladie grave dont souffre notre société.
Si le temps est mis à mort, sacrifié, l'homme est libéré du poids funeste de l'Histoire.