Auteur

Henri Gougaud

... elle était en vérité de ces êtres irréductibles qui par haine du monde ou par rage de vivre ne renoncent jamais à mordre ou à aimer.
(On reconnaît un égaré) à ce qu'il en vient à maudire sa propre vie, sur le chemin où il est.
... la mort n'est rien, elle est sans cesse derrière vous, elle est la poussière de vos semelles. La vie est devant, toujours devant, allez à elle, ne vous retournez jamais.
Perdu d'avance est l'homme qui ne suit pas ses rêves.
Il n'est nulle part deux mots semblables, pas plus qu'il n'est deux gestes identiques.
Il est comme une planète sans soleil. Il a besoin d'aide ... .
En vérité, nous soupçonnons parfois notre mémoire d'enchanter faussement le passé, alors qu'elle est fidèle à ce qui fut, et que seules sont trompeuses les mélancolies qui nous font douter d'elle.
... seul le souffle de l'amour peut porter sans dommage d'un être à l'autre les nourritures de l'âme.
Il avait cette étrange vertu de s'éclairer soudain, comme un ciel délivré après un temps d'orage.
... les contes sont des femmes enceintes, ils portent la vraie vie en eux, l'oreille est le berceau où ils la mettent au monde, et qui ne les croit pas est plus fou qu'ils ne sont!
Mais qui peut pénétrer l'intimité des êtres? Seigneur, la distance est moins longue du regard à l'étoile que de l'oeil du dehors à la vie du dedans!
Elle était de ces êtres qui ne gaspillent pas leurs battements de coeur en inquiétudes subalternes.
Qui donc a pénétré assez profondément les mystères de la vie pour affirmer le vrai, le faux ou l'impossible?
Il en va ainsi de la vie. Elle n'a de foi qu'en elle-même. Quand aucune pensée ne l'entrave elle va contre toute raison sans autre but que d'être encore, un jour, une heure, un pas de plus.
... l'âme de celui qui met un fils au monde ne peut pas croire au silence du néant.
On n'oublie jamais ce qu'on aime.
... on ne parle jamais aussi bien qu'aux visages inaccessibles.
... il faut tout faire comme si rien ne devait nous être donné en échange et en même temps cheminer comme si Dieu nous menait sans cesse à des miracles.
Dans l'ombre ou la lumière, (la rivière) court avec la même foi.
... il se sentit bientôt encombré de tendresse.
- ... aller au bout du monde. - - Dieu du ciel! pour quoi faire? - - Pour être là, debout sur la dernière falaise, avec l'infini devant lui et appeler quelqu'un, je ne sais qui.
Apprendre sans repos à voir clair dans le jeu de ceux qui veulent nous tenir en bride afin d'en être libres, dans le jeu de Dieu afin qu'il soit servi, et dans nos coeurs afin qu'ils soient en paix, voilà, assurément, le seul travail qui vaille.
Cet homme est comme une forêt, il se croit tout obscur, il est partout troué de rayons de soleil.
Dieu n'attend rien de nous ... . Ni au ciel, ni ailleurs il n'est de tribunal. En nous seuls sont nos juges, et nos propres bourreaux, et nos mauvais larrons.
... les vrais outils de Dieu sont les plus faibles des êtres parce qu'eux seuls savent faire germer l'amour sans méfiance dans l'âme de ceux qui les contemplent.

Œuvres de Henri Gougaud

BélibasteL'ExpéditionL'Expédition (1991)L'InquisiteurL'enfant de la neige (2011)L'homme à la vie inexplicableLe Rire de l'ange (2000)Le trouveur de feuLes cathares : Brève histoire d'un mythe vivant (2008)ParamourParamour (1998)Souvenirs invivables (1977)