Auteur

Friedrich Wilhelm Nietzsche

Découvrir que l'on est aimé en retour, cela devrait ouvrir les yeux au sujet de l'être aimé. - Quoi ? est-il assez modeste pour t'aimer, pour t'aimer toi ? Ou assez sot ? - Ou bien - ou bien ?
Par la musique, les passions jouissent d'elles-mêmes.
Une fois qu'une décision est prise, il faut fermer les oreilles aux meilleurs arguments contraires. C'est l'indice d'un caractère fort. Par occasion il faut donc faire triompher sa volonté jusqu'à la sottise.
Il n'y a pas de phénomènes moraux, il n'y a que des interprétations morales des phénomènes.
Le criminel n'est souvent pas à la hauteur de son acte : il le rapetisse et le calomnie.
C'est quand notre orgueil vient d'être blessé qu'il est le plus difficile de blesser notre vanité.
Celui qui se sent prédestiné à la contemplation, et non pas à la foi, trouve tout les croyants bruyants et importuns : il les évite.
Tu veux disposer quelqu'un en ta faveur ? Aie l'air embarrassé devant lui.
L'énorme attente dans l'amour sexuel, la honte de cette attente, commence par gâter chez la femme toutes les perspectives.
Les grandes époques de notre vie sont celles où nous avons le courage de considérer ce qui est mauvais en nous comme ce que nous avons de meilleur.
La volonté de surmonter un penchant n'est, en définitive, que la volonté d'un autre ou de plusieurs autres penchants.
Il y a une innocence dans l'admiration. C'est celle de l'homme qui n'envisage pas la possibilité que lui aussi pourrait être admiré un jour.
Le dégoût de la malpropreté peut être si grand qu'il nous empêche de nous purifier - de nous justifier.
Il y a chez Dieu une certaine délicatesse à avoir appris le grec, quand il voulut se faire écrivain, - et à ne l'avoir pas mieux appris.
Se réjouir d'un éloge, ce n'est souvent qu'une politesse du coeur, - et le contraire d'une vanité de l'esprit.
Le concubinat, lui aussi, a été corrompu par le mariage.
Celui qui se réjouit encore sur le bûcher ne triomphe pas de la douleur, mais de ce qu'il ne sent pas la douleur où il l'attendait. Un symbole.
Quand il nous faut changer d'opinion au sujet de quelqu'un, nous lui comptons cher l'embarras qu'il nous cause.
Un peuple est le détour de la nature pour parvenir à six ou sept grands hommes. - Oui : et ensuite pour les laisser au bord du chemin.
Toutes les vraies femmes éprouvent une sorte de pudeur à l'égard de la science. Elles éprouvent la même sensation que si on leur regardait sous la peau, - pis encore ! sous les vêtements.
Plus la vérité que tu veux enseigner est abstraite, plus il te faut y amener les sens.
Le diable a les plus vastes perspectives pour Dieu, c'est pourquoi il se tient si loin de lui. - Le diable, c'est-à-dire le plus vieil ami de la connaissance.
On commence à deviner ce que vaut quelqu'un quand son talent faiblit, - quand il cesse de montrer ce qu'il peut. Le talent peut être un ornement, et l'ornement une cachette.
C'est pour ses vertus que l'on est puni le mieux.
Celui qui ne sait pas trouver le chemin qui conduit à son idéal vit de façon plus frivole, plus insolente, que l'être sans idéal.

Œuvres de Friedrich Wilhelm Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la Victoire sur soi-mêmeAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la domination de soiAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), Des miséricordieuxAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La chanson ivreAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La vieille et la jeune femmeApocrypheAu delà du Bien et du MalAu-delà du Bien et du MalAurore (1881)Aurore (1881), 112Aurore (1881), 252Aurore (1881), 443Aurore (1881), 447Cité par Jean Granier dans Nietzsche (1977).Cité par Louis Corman dans Nietzsche, psychologie des profondeurs.Considérations inactuelles (1874)Considérations inactuelles (1874), IIDans La Folie et la Chose littéraire de Shoshana Felman.Dans Nietzsche et la Commune (1981) de Marc Sautet.