Auteur

Euripide

Un homme qui vous est uni de coeur, fût-il un étranger, est un ami bien plus précieux que beaucoup de parents.
Pour façonner un homme valeureux, le plus important, c'est la force de l'âme.
Celui qui sait accepte alors de souffrir de ce qu'il a appris.
Il est insensé celui des mortels qui dévaste les villes, les temples, les sépulcres sacrés des morts, et en fait une solitude. Il périra bientôt lui-même.
Le sage doit fuir la guerre; mais si elle éclate, il doit, pour l'honneur de sa patrie, mourir bravement; mourir lâchement est une honte.
La pitié est naturelle chez les hommes, moins chez ceux qui sont grossiers que chez ceux qui ont l'âme cultivée; cette culture même les fait souffrir davantage.
Le caractère, voilà ce qui dure, et non pas la fortune; l'une reste toujours avec nous et triomphe du malheur; mais la fortune injuste, compagne des méchants, s'envole des palais, après avoir jeté un éclat éphémère.
Insensés, vous tous qui cherchez la gloire des combats et croyez par les lances guerrières faire cesser les douleurs des mortels !
Zeus ? Qui est Zeus ? Je n'en sais rien que par ouï-dire.
Les Dieux accomplissent bien des choses contre notre espérance; et celles que nous espérons ne s'accomplissent pas. Un Dieu donne aux choses une fin imprévue.
Celui dont la maison est accablée par le malheur doit prendre confiance s'il honore les dieux. Les bons finissent par recevoir les récompenses qui leur sont dues; les méchants ne sont pas nés pour être heureux.
Je hais le secours d'amis tardifs.
L'amour, oisif lui-même, est né pour les oisifs.
Même d'un rustre, Amour saura faire un poète.
Celui qui d'aventure se prend pour un grand homme, le premier prétexte l'abattra complètement.
Qui sait si vivre est ce qu'on appelle mourir et si mourir c'est vivre ?
Je hais le sage qui n'est pas sage pour lui-même.
Aux vrais amis tout est commun.
Montrons-nous follement amoureux de tout ce qu'on voit briller sur cette terre parce qu'une autre vie est de nous inconnue.
C'est un poids bien lourd pour un seul coeur de souffrir pour deux !
Ne vois-tu pas quelle déesse est Aphrodite ? Elle sème la vie, elle donne l'amour à qui nous devons tous sur terre la naissance.
Ce qui commence mal finit mal.
Le malheur lui-même finit par se lasser; les vents ne soufflent pas toujours avec la même violence; le bonheur des heureux a un terme. Tout passe, tout se modifie; l'homme de coeur est celui qui se fie jusqu'au bout à l'espérance.
Essayer de lutter contre les maux envoyés par les dieux, c'est faire preuve de courage, mais c'est aussi folie : jamais personne ne pourra empêcher ce qui doit fatalement arriver.
Le temps dira tout à la postérité. C'est un bavard ; il parle quand on ne l'interroge pas.

Œuvres de Euripide

AlcesteAlceste (438 av. J.-C.)Alceste, 310-311AlkestisAndromaqueAndromaque (426 av. J.-C.)Andromaque (426 av. J.-C.), 377BellérophonElectre (413 av. J.-C.)Electre (413 av. J.-C.), 294-295Electre (413 av. J.-C.), 295Electre (413 av. J.-C.), ElectreElectre (413 av. J.-C.), OresteEole, 32FragmentsHercule furieuxHippolyteHippolyte (428 av. J.-C.)Hippolyte (428 av. J.-C.), 193Hippolyte (428 av. J.-C.), 258