Je me sens lié réellement à l'Etat, à la patrie, à mes amis, à ma famille au sens complet du terme. Mais mon coeur ressent face à ces liens un curieux sentiment d'étrangeté, d'éloignement et l'âge accentue encore cette distance.
Auteur
Albert Einstein
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J'ai un amour fort pour la justice, pour l'engagement social. Mais je m'intègre très difficilement aux hommes et à leurs communautés. Je n'en éprouve pas le besoin parce que je suis profondément un solitaire.
Je ne puis me préoccuper du sens ou du but de ma propre existence ou de celle des autres, parce que, d'un point de vue strictement objectif, c'est absurde.
Je me refuse à croire en la liberté et en ce concept philosophique. Je ne suis pas libre, mais tantôt contraint par des pressions étrangères à moi ou tantôt par des convictions intimes.
Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée, et j'ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens.
Nous, mortels, nous sommes immortels dans cette chose que nous créons en commun, contribuant à des oeuvres impérissables.
Le succès dans des affaires de cette envergure n'est pas une question de perspicacité ni même de finesse, mais une question d'honorabilité et de confiance. Le côté moral ne peut pas être remplacé par l'intelligence; j'ai envie de dire, Dieu merci!
Celui qui ressent sa propre vie et celles des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.
La violence fascine les êtres moralement plus faibles. Un tyran l'emporte pas son génie mais son successeur sera toujours une franche canaille.
L'humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s'appellent la richesse, la gloire, le luxe. Déjà jeune je les méprisais.
La raison humaine, je le crois très intimement, paraît obligé d'élaborer d'abord et spontanément des forme et ensuite elle s'exerce à en démontrer l'existence dans la nature.
La science et la justice passent, pour une grande partie de l'humanité, au-dessus de la fortune et de la puissance.
La condition des hommes s'avérerait pitoyable s'ils devaient être domptés par la peur d'un châtiment ou par l'espoir d'une récompense après la mort.
Vous n'y pouvez rien, messieurs, la Science est et demeure internationale.
Ma vie extérieure et intérieure dépend du travail de mes contemporains et de celui de mes ancêtres et je dois m'efforcer de leur fournir la même proportion de ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d'après une nécessité intérieure.
Je méprise profondément celui qui peut, avec plaisir, marcher, en rang et formation, derrière une musique : ce ne peut être que par erreur qu'il a reçu un cerveau ; une moelle épinière lui suffirait amplement.
La vraie valeur d'un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi.
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
Je ne crois pas en un Dieu personnel et je ne l'ai jamais nié, mais exprimé clairement. Si quelque chose en moi peut être appelé religieux, c'est l'admiration sans bornes pour la structure du monde pour autant que la science peut nous en révéler.
Peu d'êtres sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont même incapables d'arriver à formuler de telles opinions.
Toutes les richesses du monde, fussent-elles entre les mains d'un homme totalement acquis à l'idée de progrès, ne permettront jamais le moindre développement moral de l'humanité.
Tant que les lois mathématiques renvoient à la réalité, elles ne sont pas absolues, et tant qu'elles sont absolues, elle ne renvoient pas à la réalité.
En tant qu'êtres humains, nous avons été dotés de ce qu'il faut d'intelligence pour nous rendre compte à quel point celle-ci est inappropriée face à l'existence.
Je me suis mis à parler relativement tard, d'où l'inquiétude véridique de mes parents, qui avaient même consulté un médecin. Je ne peux dire quel âge j'avais, mais sans doute pas moins de trois ans.
Œuvres de Albert Einstein
ApocrypheComment je vois le monde (1934)Conceptions scientifiques, La physique et la réalitéCorrespondance (1903-1955)Correspondance, 1954Correspondances (1913-1933)Cosmic ReligionDans Albert Einstein, créateur et rebelle (1979) de Banesh Hoffmann.Dans Darwin and Co (1981) de Pierre Thuillier.Dans Einstein, sa vie, son époque (1979) de Ronald Clarke.Dans La Causalité diabolique (1980) de Léon Poliakov.Discours à l'Académie Scientifique de Prusse, Janvier 1921.En 1954, dans une déclaration au ReporterIn In and Out the Garbage Pail Livre de Fritz Perls (1969)Interview with Alfred Werner, Liberal Judaism 16 (April-May 1949), Einstein Archive 30-1104, as sourced in The New Quotable Einstein by Alice Calaprice (2005), p. 173Interview, décembre 1930.Lettre d'Albert Einstein à son fils Eduard , le 5 février 1930Lettre d'Einstein au philosophe Eric Gutkind, le 3 janvier 1954).Lettre en décembre 1926 à Max Born, Physicien théoricienLettre à Eric Gutkind, 3 janvier 1954, « lettre sur Dieu » d’Einstein